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Dave PIKE, Jazz For The Jet Set

Lundi 7 février 2011

En bon apprenti audiophile que je suis et accoutumé au son approximatif de ma vieille chaine, je tombe toujours sur le cul quand je me passe un disque fraîchement arrivé. J’en ressens une profonde émotion et pense à la superbe chanson de Philippe Katerine « Ma vieille chaine », ritournelle mélancolique traitant de sa formation individuelle à l’écoute avec beaucoup de poésie. Je viens donc de recevoir de chez Cosmic Groove une commande que j’avais mûrie depuis quelques temps. Dave Pïke – Jazz For The Jet Set (Atlantic Records 1966).

Easy hifi-listening…

Je m’aventure dans ce jeu de mot car il décrit parfaitement mon ressentiment à cette écoute. Soucieux de découvrir l’artiste et cloué derrière mon ordinateur, seul le net me procure ce lien à la découverte. Je trouve donc des mp3 de cet album qui éveilla ma curiosité autant par les promesses graphiques de sa pochette que par la source de cette découverte. Je charge ça sur l’ipod et les morceaux qui s’enchaînent animent gentiment les repas de mes enfants le soir. J’apprécie.

Je me renseigne donc plus avant et apprend plus sur le bonhomme. David Samuel Pike, né en 1938 à Détroit apprend la batterie à huit ans puis passe en autodidacte au vibraphone. Il est l’un des premiers à avoir amplifié ses instruments et à explorer de nouvelles pistes plus texturées dans les univers du Latin Jazz. Ses collaborations les plus connues sont avec le flutiste Herbie Mann, qui a produit Jazz for the Jet Set, et auquel participe aussi Herbie Hancock. Tout ceci me parle et semble ressortir de ce mp3 que j’écoute, mais comme me le disait ma femme (cf. Colombo) : « ça fait musique d’ascenseur ». Certes, ça peut s’entendre autant que s’écouter, mais l’effet mp3 joue en sa défaveur et j’ai hâte de vérifier sur pièce. Le résultat sera sans aucun doute sans appel…

De l’intérêt du vinyle !

Le disque arrive donc ce samedi matin, et ce qui m’avait tout d’abord attiré, soit la pochette, est scellée sous film et se révèle superbe. Du pur Space Age revêtant du Cardin plutôt expérimental dans des couleurs très vives rendues émouvantes de part la qualité photographique de la vue. Ce pressage américain de Atlantic Records est très engageant. Je fais chauffer, je dépose le disque, je suis au quart, à peine, du volume. Je dois m’asseoir !

Ça commence par une ambiance sonore très Blue Note et je me rapproche un peu de Lou Donaldson. Mais là, il y a du monde, on est moins dans un caractère intime bien que plutôt feutré. Toute la complexité des éléments sonores du Latin Jazz passent en revue et un véritable spectre holographique se dégage des Heresy III. C’est d’une richesse imperceptible sur les mp3 chargés par curiosité, mais d’une évidence à l’écoute de ce disque.

Je me jette sur le casque pour envisager la chose plus en détail. Certains papiers dans la presse audiophile parlaient du Denon AH-A100 comme d’un casque un peu fort ou peu subtil sur les basses. C’était le moment de commencer à me faire un avis. Le genre semble idéal pour cette tâche et l’enregistrement est d’une qualité magnifique, fort bien arrangé. Le casque va chercher beaucoup d’informations et les restitue avec une belle précision. C’est très aéré et jamais lourd même en considérant l’âge de l’enregistrement. Le son me semble donc très authentique et surtout ample. Un vrai bonheur pour commencer la semaine !

Denon AH-A100, mon premier casque

Mardi 18 janvier 2011

Une fabrication impeccable, un look splendide
Le casque AH-A100 constitue un ajout spécial à la Collection 100th Anniversaire de DENON. D’une superbe finition en acajou vernis l’AH-A100 intègre des transducteurs haut de gamme, assurant une excellente qualité de restitution sonore, des coussinets d’oreilles en peau très douce et un arceau de conception nouvelle ; il est livré dans un luxueux boîtier de rangement, avec une étoffe de nettoyage.

La signature de la qualité
Le casque AH-A100 est garanti 5 ans, et il est livré avec un certificat d’authenticité signé de l’ingénieur en chef de la production, après fabrication à la main, ainsi qu’un bel ouvrage commémoratif retraçant le siècle d’histoire de Denon, un des plus grands noms dans le domaine du son et de l’image. A mon grand regret, le certificat et l’ouvrage commémoratif manquaient à mon colis ! L’essentiel étant entre mes mains ça n’est pas excessivement grave.

C’est par ces mots et quelques rares images fort bien conçues que ce casque a attiré mon regard et séduit maintenant mes oreilles. Voici en quelques mots cette expérience nouvelle.

Un coup de foudre sensuel

C’est bien cela qui m’a amené à cet achat. Je cherchais à compléter mon installation par cet objet vendu en standard avec presque toute mini-chaîne mais qui demande une toute autre attention lorsqu’il doit servir de lien final à l’écoute sur un système de qualité. Le casque est donc aussi chez les audiophiles un sujet de débat ample dans lequel je me suis plongé pour faire de nouveau un choix rationnel mais plaisant.

La AH-A100 à l’écoute

Cette écoute commence fort bien car, comme je le précisais dans un précédent article, je me suis très franchement retrouver face à ce à quoi je m’attendais. La surprise vint donc de l’assouvissement d’une curiosité flattée par la découverte de sa réalité. L’ouverture du coffret est tout à fait dans le ton du cérémonial que j’imaginais et rien n’y fait ni cheap ni too much. C’est parfait. Tous les accessoires sont au rendez-vous et le casque trône fièrement dans son écrin.
La prise en main est elle aussi surprenante car, étant néophyte en la matière, je me serais attendu à un appareil plus lourd. Il est extrêmement léger et cela va s’apprécier par la suite. La prise en tête est magique. Il commence par serrer, demande à être positionné puis semble se caler tout seul s’adaptant parfaitement au volume du crâne. L’enveloppe des oreilles est totale et très confortable, douce même. Et là, c’est un silence magnifique, très apaisant. Il me coupe du monde en douceur et demande de poser la cellule sur ce disque qui tourne à vide.

Je crois savoir qu’il existe un rodage des casques comme avec les enceintes. Dans ce cas cette première écoute inaugure le meilleur pour la suite. J’ai choisi un vinyle des Pink Floyd « Atom Heart Mother ». Ce choix simple est sensible car il me rappelle l’acquisition de ce premier CD lorsque je n’avais qu’un baladeur portable et que j’écoutais ce disque en boucle casque de série aux oreilles dans mon lit la nuit. La stéréophonie incroyable de l’enregistrement et la grande richesse des sons et de leurs arrangements est pour moi le test idéal de la qualité d’un casque. Je me lance donc. Le casque est directement relié au Luxman qui est un ampli casque tout aussi magnifique, et là, un belle nouvelle expérience démarre. Le casque disparaît physiquement, je l’oublie. Les sons sont clairs et précis sans aucune notion d’enfermement ou de restriction, l’espace sonore est palpable. La montée du volume est fort bien gérée par le filtre dynamique qui effectue un travail très fin. L’oreille semble respirer la musique.

Je n’avais trouvé qu’un casque qui pouvait correspondre à ma quête spécifique à savoir; j’étais dans un budget raisonnable et maximum de 300€ pour envisager un modèle pérenne (genre achat presqu’à vie), je cherchais un modèle plébiscité par les utilisateurs même très exigeants, je souhaitais avant tout qu’il respecte au plus près le style de mon installation.

Je suis bien évidemment tombé sur le AKG K701 que j’envisage toujours comme une merveille très abordable avec un look fiable et vintage à souhait mais le bois et le coffret du Denon ont su faire la différence. D’autres très bons casques Denon semblaient m’offrir ce que j’attendais (AH-D5000 ou AH-D7000)  mais pas en dessous des 800€. Chez Audio Technica avec le ATH-W1000X c’était idem, les tarifs pour les modèles à coques bois étaient trop élevés pour moi. C’est encore pire du côté de l’électrostatique et des remarquables casques STAX aux tarifs totalement au-delà de toute capacité financière standard. Finalement cette édition limitée sérieuse m’a fait craquer et j’en suis très heureux.

EcranLounge n’ayant pas la carte « 100th anniversary de DENON« , j’ai dû me fournir ailleurs et c’est Sébastien, le responsable de notre boutique d’Antibes, qui m’a orienté vers des professionnels aguerris et fort sympathiques : Les Artisans du Son à Mulhouse. C’est dans cette boutique hors paire aux 17 auditoriums que j’ai donc acheté ce casque DENON AH-A100 qui me semble être au moment où j’écris cet article, le meilleur rapport qualité/prix/performance/plaisir de son segment.

Je n’ai plus maintenant qu’à vous tenir au courant de l’évolution de ce matériel après rodage et d’autres styles d’écoutes bien différentes.

Caractéristiques principales du AH-A100 DENON :

Principe de fonctionnement : Supra Auriculaire Dynamique
Transducteurs : diamètre 50 mm, aimant néodyme
Impédance nominale : 32 Ohms
Sensibilité : 101 dB/mW
Puissance maximale admissible : 1300 mW
Réponse en fréquence : 5 Hz à 37 kHz
Poids : 195 g (sans le câble)
Longueur du câble : 1,3 mètre – câble OFC
Connecteur : mini-jack 3,5 mm stéréo, adaptateur vers jack 6,35 mm livré
Rallonge : env. 3,5 mètres
Prix Public : 499 €

Le AH-A100 en images :

Pour se procurer le casque DENON AH-A100 :

Les Artisans du Son à Mulhouse, mélomanes et audiophiles en famille avec 17 auditoriums exceptionnels et les plus belles références du marché en présentation depuis plus de trente ans.
On m’en a vanté la convivialité et le professionnalisme, j’ai été séduit immédiatement. Je me suis donc procuré le casque DENON AH-A1OO chez eux et les remercie grandement pour leur chaleureux accueil.
Leur site : www.artisansduson.fr

Informations constructeur :
DENON France Une division de D&M France SAS
2 rue des Bourets 92156 Suresnes cedex
Tel. 0033 1 41 38 32 40
www.denon.fr

Pour en savoir un peu plus sur les casques :
Je vous recommande l’excellent guide de On-Magazine qui teste 23 casques incontournables du marché en toute impartialité.
Vous pouvez retrouver ce guide en ligne en cliquant ici >

QUAD ESL-57, une Rolls-Royce pour tous.

Lundi 25 octobre 2010

Belle, racée, plutôt intemporelle, atypique, anglaise. Ainsi pourrions-nous définir cette enceinte ou ce transducteur que j’ai découvert récemment dans mon parcours d’audiophile naissant. Toujours plongé dans mes lectures en ligne sélectionnées avec de plus en plus de soin, je commence à cumuler un certain nombre d’articles des plus élogieux sur cet appareil dont l’aspect vintage d’une certaine élégance m’a tout de suite attiré l’œil. Peut-être est-ce ma passion pour le style d’architecture que l’on appelle « international » où les lignes s’épurent, où les volumes et leurs fonctions deviennent des évidences chez des gens comme Richard Neutra capables comme aucun autre de créer des atmosphères plus que des intérieurs, cette passion donc, qui me propulse dans un imaginaire lounge tentant de collectionner des informations sur ces choses qui, au-delà d’un rêve, participent à l’envie de plonger ma famille, mes amis et mes relations diverses dans un univers agréable et confortable pour partager quelque moment magique. Ces moments magiques étant indissociables de la musique, ma grande passion, c’est tout naturellement que je me devais un jour ou l’autre de tomber dans la haute fidélité, raffinement concret à l’usage hédoniste et expression de savoir-faire artisanaux maintenant séculaires.

Quand j’ai découvert les QUAD ESL-57, c’est un peu tout cela que j’ai ressenti. Car tout mon parcours initiatique en hi-fi est basé sur l’indéfectible envie d’avoir un jour un ampli à lampes et une platine vinyle. Pour en savoir plus sur ces types d’installations ma quête m’a conduit vers des sites audiophiles qui en vantaient les mérites et montraient parfois de belles installations que j’avais malheureusement identifiées comme inabordables. Puis, en grattant un peu, je tombais ça et là sur des propositions certes un peu ésotériques mais plus accessibles et surtout avec un véritable style qui en supplantait presque l’aspect technologique. A force de voir des enceintes colonnes, monolythiques garnies de hp et souvent assez insipides, je tombais radicalement sous le charme de l’extraordinaire Klipsch La Scala, puis je devenais le très heureux possesseur d’une paire d’Heresy III que je trouve maintenant réellement fabuleuses dans leur rapport qualité/prix/style et surtout efficacité.

Et puis au fil de mon apprentissage, je découvre surtout des appareils de légende, pièces maîtresses de l’histoire de la haute fidélité (comme les Heresy), presque des œuvres de collection avec leurs certificats d’authencité, leurs forums de discussion exclusivement dédiés, leurs communautés de fanatiques indéfectibles. Je découvre donc un univers dans lequel certaines choses ont une valeur non seulement technique et une durée de vie quasiment illimitée, mais aussi une charge affective forte dans le cœur de ceux qui s’y connaissent et dont je bois quotidiennement le savoir.

La QUAD ESL-57, plus grand produit hi-fi de l’histoire.

C’est ainsi que le magazine Hi-fi News présente cette enceinte, premier panneau électrostatique à large bande de l’histoire. C’est en 1936 que Peter Walker, l’un des maîtres incontesté de l’audio, fonde la société QUAD, alors appelée « Acoustical manufacturing company ». Elle produisait des systèmes de « sonorisation » et des amplificateurs compacts (relativement parlant). En 1949, elle réalisa le haut-parleur a Ruban Corner, produisant des fréquences plus élevées que celles jamais obtenues. De 1957 a 1966, les innovations s’enchainent. L’amélioration de la diffusion entraina une forte demande pour des équipements de reproduction de qualité. Pendant ce temps, Quad developpait le premier panneau electrostatique large bande au monde, surnommé « Petite merveille de Walker » et appelé par la suite ESL-57. Beaucoup ont essayé d’imiter les principes électrostatiques de Quad, mais personne n’a encore réussi a produire une enceinte ayant une telle transparence et une telle clarté. Après une série d’articles publiés en 1999, mettant en évidence les événements vraiment importants survenus au cours du développement de l’audio, Hi-Fi News Magazine a fait de l’ESL-57 « Le plus grand produit hi-fi de l’histoire ».

Mais qu’est-ce qu’un panneau électrostatique à large bande ?

Le principe est basé sur un diaphragme constitué d’une fine membrane plane en mylar qui reçoit un revêtement conducteur de grande résistance électrique. Ce diaphragme, placé entre deux électrodes perforées (pour laisser passer l’onde sonore), est chargé en continu par un générateur haute tension. Le signal en provenance de l’amplificateur est appliqué via un transformateur aux électrodes alternativement chargées positivement et négativement. Comme des charges de signe contraire s’attirent, et de même signe se repoussent, suivant la polarisation du signal audio, la membrane est attirée par l’électrode chargée positivement et repoussée par celle chargée négativement. Les avantages du panneau électrostatique résident dans la bonne adaptation d’impédance avec l’air de ce haut-parleur. Cela permet de s’affranchir de coffret et des problèmes d’ondes stationnaires afférents. La membrane étant excitée sur toute sa surface, elle n’a pas besoin d’être rigide. Sa masse mobile négligeable de grande surface permet une réponse transitoire ultra rapide, une absence de traînage et un fonctionnement en piston sur une large gamme de fréquences. En revanche, le rendement est plus faible qu’avec les haut-parleurs électrodynamiques et il nécessite des amplis stables et capables de fournir du courant sous une très faible impédance (1 Ohm au lieu de 8 habituellement). Malgré l’absence de coffret, le panneau électrostatique doit être de grande surface pour reproduire les fréquences graves. Ses dimensions peuvent aller de 1,45 m de haut par 26 cm à 70 cm de large pour seulement une quinzaine de centimètres de profondeur.

Et pourquoi je titre l’article une Rolls Royce pour tous ?

Tout simplement parce que, outre le fait que la ESL-57 soit unanimement saluée par les plus grands spécialistes pour sa qualité de reproduction sonore, son originalité de conception, son design extrêmement moderne et son identité so british, cette reine des enceintes est toujours absolument accessible par rapport à ses contemporaines très haut de gamme qui attirent aujourd’hui beaucoup de convoitises. En effet certains la dénichent sur eBay pour 150 $, alors que d’autres moins bricoleurs ou plus prudents quant à la qualité de leur acquisition s’en offrent des modèles restaurés à neuf par des spécialistes du genre pour des tarifs avoisinant les 1600 €.
Les prix les plus élevés que j’ai pu trouver pour se procurer une paire de QUAD ESL-57 avoisinent les 5500 € ttc mais les raisons invoquées pour ce tarif sont tout de même valables et je vais maintenant vous dire pourquoi. Le fabricant est allemand (Quad-Musik), situé en Rhénanie, et a fait le constat suivant partant du brevet élaboré par Peter Walker lui-même. Cette technologie bien particulière du panneau électrostatique à large bande demande des composants très particuliers bien que simples, ainsi qu’un assemblage et un réglage qui demandent un soin tout particulier. Mais au-delà de ça, la grille d’aluminium dont émane la sonorité spécifique des ESL-57 est recouverte d’une laque dont la spécificité n’a d’égal que celle des célèbres violons Stradivarius qui étaient fabriqués non loin du lieu de production de ces enceintes. C’est donc aidé du travail d’un physicien que ce spécialiste de la hi-fi a pu percer le secret de cette laque qui fait sonner les ESL comme aucune autre. Ce secret de fabrication a donc un coût qui nous paraîtra justifié et les modèles neufs qu’ils proposent voient même leurs tarifs monter jusqu’à environ 9000 € ttc la paire, ce qui n’est finalement pas encore le prix d’une paire d’enceinte haut de gamme actuelle et qui reste même bien en-dessous de celles qui appartiennent au monde du High End.

La QUAD ESL-57 en quelques images :

Quelques liens pour plus d’informations :

Le spécialiste anglais de la restauration des Quad et autres produits mythiques : Classic Sounds
Le fabricant allemand spécialiste en ESL-57, ESL 63 et autres matériels Quad : Quad-Musik
Le site officiel de Quad : Quad-Hifi
Un article très intéressant sur un amateur de DIY qui a refait ses Quad lui-même : The Chatty Corner
Un spécialiste américain des ESL-57 et ESL-63, Sheldon Stokes : Sheldon’s World
Un passionnant article paru dans le magazine HiFi World de 2003, en PDF : EX-Static
Les Quad ESL-57 par Keith Snook, spécialiste de la hifi à tube vintage (1978) : Téléchargez la fiche en PDF

LP nugget, Alligator Bogaloo – Lou Donaldson

Mercredi 29 septembre 2010

Il y a des matins comme ça… la journée commence en tombant sur une perle !
Un disque vient d’arriver par courrier. Je fait chauffer l’ampli pendant que je déballe l’objet attendu. Je pose la galette et son lot de surprises à venir… Une baffe ! La cellule m’envoie des arrangements à couper le souffle. Génial c’était un « blind buy ».

Je ne suis pas un mélomane, je ne suis pas un audiophile, je suis un gars qui y va au feeling mais en procédant par empirisme. Mes choix subjectifs quant aux éléments de mon système ont été faits de cette façon. Je m’enquiers d’une histoire, d’une culture et de diverses informations pragmatiques et rationnelles, j’en saisis quelques éléments clés que je recoupe avec des éléments purement sensibles et subjectifs. Ainsi je pense tendre vers un idéal dont je pense maîtriser les compromis.

Un soir, parti sur une recherche d’un disque particulier, je tombe par hasard sur un disquaire en ligne que je ne connaissais pas. Mélomane, disquaire à Nantes. Je feuillette le catalogue. Je ne sais si c’est le nom du shop ajouté au prestige de toutes ces pochettes qui défilent mais me voilà intimidé. Que de références quelques soient les genres. Ca donne des envies de retrouver tout ce que l’on avait en CD, mais en belles galettes noires, grandes !

Je cherchais un standard de la Motown et je me retrouve plongé dans les abysses de Blue Note !

Et puis, dans ces listes, à un moment, mon œil a ripé. Je découvre une sublime pochette faite de fondus de photos de Polly Maggoo avec un titre des plus évocateurs pour moi « Alligator Bogaloo ». En haut à droite un petit label Blue Note finit à qualifier l’objet d’indispensable. Je l’ajoute donc au panier, règle mon achat et repart bâver sur le reste du catalogue…

Ce matin, il est arrivé donc, dans un délais promis et parfaitement conditionné. Me voilà en confiance avec cette boutique. La surprise va maintenant venir de ce disque acheté par un coup de foudre graphico-sémantique, très amusant. C’est énorme. On y retrouve tous les fondements d’une musique moderne et contemporaine qui titille là où ça fait du bien. C’est très groovy dans un jazz accessible des plus fusionnels. Je n’en finis pas de retourner les faces et d’entrer un peu plus à chaque écoute dans des détails rythmiques devenus des classiques de toute musique qui tend à faire danser les gens. On ne doit pas être loin des bases des boogaloo endiablés des sixties londonniennes et de leurs interminables riffs d’orgue Hammond. Une merveille.

Outre le fait que je recommande chaleureusement ce disque aux néophytes en jazz qui pourront y entrer par la grande porte en y prenant un plaisir extrême, je recommande aussi vivement ce disquaire au catalogue impressionnant et disponible en le remerciant pour sa rigueur et ses choix.

Mélomane
2, quai de Turenne
44000 Nantes
France
E-boutique : www.mélomane.fr

…du coup, ce matin, j’y suis retourné, j’ai encore craqué ;-)

Stéréoscope Jerk Explosion !

Dimanche 19 septembre 2010

Pour les fans de David Olmes (BO de la série Ocean’s), de rythmes endiablés sur fond d’orgue Hammond, pour les nostalgiques des 60′s enjouées et débridées, pour tous ceux qui rêvent de vivre dans la base du spectre au milieu de la baie d’Along à écouter de la lounge musique en sirotant une bonne Pinacolada, la recette sonore idéale est bien française : Stéréoscope Jerk Explosion.

Rencontrés à ma grande époque Myspace, nous avons passé de superbes soirées à les écouter et ce sont aujourd’hui nos enfants qui se dandinent en les écoutant. Cette petite production qui deviendra grande à n’en pas douter est d’une qualité exceptionnelle de part l’esprit des morceaux, la qualité des enregistrements et la perfection symbiotique entre l’esprit et l’actualité de la réalisation. On ne peut que grimper sur les tables et se lancer dans un jerk psychédélique envouté frôlant la transe en écoutant « La Panthère Pop » ou « Sitarmania » leurs titres phares. Ces 45 tours produits avec l’aide du super record shop de Montpellier Cosmic Groove sont d’une qualité époustouflante, en éditions limitées, pochettes sérigraphiées, vinyles translucides et poster sérigraphié inclus !

Aujourd’hui c’est l’album « La Panthère Pop » qui vient de sortir avec une qualité de production identique et c’est un indispensable dans toute discothèque de mélomane qui se respecte, pour peu qu’il aime aussi à se déhancher comme un fou entre ses enceintes !

Membres du groupe :

Marie Julie Arnal: hammond organ/moog/vocals
Spagh Dias: guitar/sitar
Thierry Gonzales: drums
Olee Vaillant: bass
Cyril Jean: electric piano/moog

Additionnal Musicians:

Chris Joss: sitar
Dan Imposter: horns
Pierre Benigni: add. guitar
Michelle-Ann Dix: vocals
Enric Chalaux: theremin

Pour acheter leurs disques : http://www.cosmicgroove.fr/

Stan, Astrud et le soleil…

Jeudi 2 septembre 2010

Ce matin, las de rester cloîtré derrière l’écran du mac sans grande vie sociale, je décide de m’activer et de profiter de cette belle fin de matinée pas trop chaude pour me faire un petit plaisir que je n’avais assouvi depuis longtemps. Je suis allé m’acheter un disque !

Me voilà donc parti pour quelques petits kilomètres à pied (ça n’use pas tant que ça) direction le centre de St Raphaël pour me rendre dans un petit bouclard au patron fort sympathique, l’Introuvable. Le nom de ce petit disquaire où les vinyles envahissent les murs m’avait attiré l’œil dès mon arrivée dans cette ville.

J’arrive devant une porte fermée. Un mot manuscrit sur la porte mentionne « je reviens tout de suite ». On est loin de chez Virgin, j’adore ! Le propriétaire arrive en vélo, me salue, ouvre. J’entre et je fouine….
Et là je tombe sur un truc au prix non mentionné mais c’est sûr, je le veux. Il s’agit d’un coffret en état médiocre mais au contenu impeccable.

« Star Portrait », Stan Getz et Astrud Gilberto édité par Verve probablement dans les années 70. Deux galettes y dorment contenant 24 titres enregistrés à New-York et produit par Creed Taylor dont la perle « Light My Fire » avec Rudy Van Gelder à la console !
Je demande le prix, on me répond « je te le fait à 9€ ». Je dis « je prends ».

Me voilà rentré, je vais reprendre le travail sur les plus beaux airs de Bossa que je connaisse. La concentration vient, les soucis s’éloignent, j’ai hâte de le faire écouter à ma petite femme adorée. Le son est aéré, les disques sont tout sauf rincés. Les tubes du Luxman s’expriment à la perfection, la neutralité de la Pro-ject sert les morceaux comme un Terzieff sur une scène de théatre et le rendement des Heresy III pose en toute sobriété mais puissamment les instruments à leurs places respectives, respect. La suavité du sax de Stan Getz et la douceur précise de la voix d’Astrud Gilberto finissent de me ravir.

C’est décidément une magnifique journée !

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