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Synergy Hi-Fi 6F3, frêre du Miniwatt ?

Vendredi 8 octobre 2010

Je faisais mon petit tour de surf quotidien autour de mes magazines en ligne de HiFi quand je suis tombé sur ce charmant petit appareil du constructeur chinois Synergy Hi-Fi, le 6F3. Bien évidemment je n’ai pu que faire un rapprochement avec un autre petit ampli que je présentais il y a peu de temps, le Miniwatt.

Le magazine polonais qui présente cet ampli à lampes de 2 x 2,5 watts est High Fidelity, et comme je l’indique, il est Polonais. Après avoir tenté la traduction aléatoire de Google, j’ai cru comprendre que le rédacteur en chef du magazine surpris lui aussi par la ressemblance s’est enquéri de la provenance réelle de ce petit 6F3 et il semble donc que le Synergy Hi-Fi soit un peu au Miniwatt ce que le Dared est au Fatman i-Tube. Son petit frêre.

Il est vrai que dans la masse de la production asiatique il parfois un peu difficile de s’y retrouver entre les fabricants, les constructeurs, les distributeurs et les multiples marques utilisant des composants communs. Il semblerait donc que le Synergy Hi-Fi soit la base de ce qui a servi à réaliser le Miniwatt, si ça n’est que chez Miniwatt, ils auraient largement amélioré l’aspect alimentation de l’appareil afin d’en accroître la qualité de restitution sonore.

Quoiqu’il en soit, le 6F3 a déjà séduit quelques utilisateurs notamment pour amplifier des écoutes au casque, et que étant la base d’un appareil très largement plébiscité par les spécialistes du genre il a forcément quelque chose d’intéressant à proposer. Son montage très propre, sa coque d’aluminium anodisé plié, sa simplicité, sa taille et son prix en font évidemment un appareil des plus attractifs.
Et puis il ne ferait pas la couverture du prestigieux High Fidelity aux côtés d’un système Avantgarde sans en avoir de bonnes raisons…

Quelques images :

Spécifications :
Puissance : 2.5W+2.5W @ 8 ohms
Bande passante : 30-40Khz (+-1db)
Entrée : 800mV
Bruit < 0.6mVac
Voltage : 100-240Vac
Consommation : 33W
Impédance d’entrée : 10K ohms
Impédance : 16/8/6/4 ohms (Japan Z11-EI48*24 transformateur de sortie)
Dimensions : 132mm (l) x 96mm (p) x (100+70)mm (h)
Poid : 1.7kg
Entrées : RCA Jacks
Sorties : Bananes Jacks

Alimentation : Standard IEC Jack avec fusible (2A)
5 couleurs, Noir, Argent, Doré, Rouge et Gris.

Prix : 229 $
Site du constructeur : www.synergyhifi.com

Toute information complémentaire que vous pourriez avoir sur ce petit ampli à tubes est de toute évidence la bienvenue…

Atelier du Triode, l’Italie éclairée

Dimanche 3 octobre 2010

Je reçois un mail un matin qui m’informe de l’existence de « ce qui est sans doute le meilleur amplificateur à lampes au monde ». Content d’entendre la nouvelle et prenant le massage un peu au second degré, je suis avec une certaine curiosité le lien qui m’envoie vers la production de ce petit atelier, l’Atelier du Triode.

C’est la première fois qu’un fabricant me fait part de ses productions et je m’avoue plutôt flatté par la démarche car cela m’informe d’une certaine reconnaissance vis à vis de mon travail de vulgarisation de la haute fidélité, pour la rendre accessible au plus grand nombre et surtout aux néophytes. Mon but ici est de faire découvrir un univers relativement fermé mais tellement riche que la seule découverte de véritables artisans avec une touche d’ingénierie de pointe peut amener le candide à se dire, « Ah c’est beau! ». Et c’est ce que je me suis dit en découvrant l’Atelier du Triode.

Né d’une passion non dissimulée pour la musique puis la reproduction intransigeante de celle-ci, Piero et Stefano nos deux grands spécialistes italiens du tube se sont lancés dans la production d’amplificateurs à lampes entièrement réalisés à la main sans aucun compromis économique ou de design. Ils n’ont qu’un objectif en tête, fabriquer les meilleurs amplificateurs à lampes du monde.
Devant ce pari un peu fou et pour beaucoup subjectif, je gratte un peu pour voir de quoi il retourne.

La quête du système idéal, les italiens savent faire !

C’est en parcourant leur petit site que je découvre leur propre installation assez impressionnante, je dois l’avouer, car entièrement réalisée par leurs soins. Je suis admiratif devant ce travail de fourmi à rechercher des composants idéaux, à en concevoir les circuits, à imaginer une architecture pour chaque appareil mais aussi pour l’ensemble. Mon premier a priori était que le design des appareils aurait pu être un peu plus imaginatif ou soigné mais ces touches colorées en orange, jaune et anthracite ornant les transformateurs annonce une volonté de se démarquer un minimum du lot. Et après tout à ce niveau là de production le plus difficile est déjà fait à savoir la réalisation d’amplis à lampes propres, soignés et efficaces, utilisant les meilleurs composants.

En quelques liens, la notion d’atelier prend tout son sens.

En effet ça respire le bois, la limaille de fer, on en sentirait presque les lampes chauffer. On est dans le cousu main le plus pointu, le sur-mesure avec autant de modèles que l’on peut imaginer de systèmes. Peu d’informations transparaissent sur le site quant à la durée de mise en œuvre des projets montrés mais les quelques photos de gros plans sur les câblages en l’air et autres boîtes cartonnées logotypées Mullard, les plaques d’alu dessinées à la main et taillées dans la masse, tout ceci rappelle un artisanat de haut vol et inspire le respect que l’on aurait dans l’atelier d’un luthier. Oui, la notion d’atelier transparaît de ce travail impeccable.

Le site n’offre pas une navigation des plus faciles, et ces deux compères s’avèrent être des sortes d’esthètes en leur genre tant on y voit de photos de leur salle d’écoute et de leurs productions sous tous les angles. Quelle passion ! Gageons qu’avec un succès grandissant ils penseront à mettre des boutons de façade à la hauteur de la qualité annoncée du son que leurs appareils sont destinés à délivrer.

En attendant d’en connaître plus ce qui ne saurait tarder vu le nombre de salons où ils sont présents, je retiens de cette visite dans leur Atelier du Triode que les choix techniques, leur qualité de montage et de finition gage d’un matériel de haut de gamme certainement unique en son genre. Vivement que je puisse en écouter quelque part !

Voici une galerie d’images pour saliver :

Le site du constructeur pour plus d’informations techniques et tarifaires : www.atelierdutriode.com

Quelles enceintes pour le Miniwatt ?

Samedi 2 octobre 2010

Cet article vient faire suite à une discussion engagée sur l’espace Facebook de Miniwatt. Alex, un acheteur du modèle S1 se demandait quelles enceintes iraient de paire avec ce magnifique petit ampli à lampes.
Ce que j’aime dans l’amplification à lampes, ce sont les lampes. Elles éclairent la mise en œuvre d’un processus de reproduction et de ré organisation de particules pour re matérialiser un moment déjà passé rempli d’émotions basées sur des harmonies.
Ce que j’aime dans l’amplification à lampes, c’est que ce système joue sur la sensibilité, et, est donc de fait favorisé sur des enceintes à haut rendement. On les appelle ainsi car elles offrent une sensibilité accrue (> 91db) et renvoient presque physiquement la chaleur et la douceur du traitement sonore par les tubes.

Ces enceintes ultra sensibles n’ont donc pas un besoin en énergie démesuré pour commencer à s’activer et transmettre tout le détail d’un bon enregistrement. Elles ont parfois un coût moyen plus élevé que les enceintes dites à bas rendement, mais la différence se retrouve vite dans le choix d’un bon petit ampli à lampes. Et puis ce qui va nous intéresser ici, s’inscrit dans le cadre d’une démarche globale visant à ce monter un très bon système à moindre coût.

Ce ne fut que quelques années en arrière, j’aurais acheté un Miniwatt !

C’était exactement le genre de matériel que j’aurais recherché, petit, peu encombrant, assez esthétique et avec un prix des plus abordables s’il s’agissait de se lancer dans une petite installation complète, cohérente et de qualité. Avec moins de 300$ de bugdet pour un ampli, on peut raisonnablement imaginer un budget entre 200 et 600$ pour les enceintes qui s’y destinent. Notons tout de même que rien n’empêche de se faire totalement plaisir et je vous montrerais aussi quelques exceptions plus chères mais dont la combinaison pourrait être fort satisfaisante voire surprenante.

Tant qu’à se faire plaisir autant faire quelque chose d’étonnant : Joey Roth Ceramic Speakers

J’imagine plutôt bien une combinaison très design entre le Miniwatt S1 ou N3 et les enceintes céramiques de Joey Roth. Avec une sensibilité de 89db elles seraient potentiellement cohérente pour obtenir un ensemble néo rétro très design et avec un son relativement pur. Pour 340 € vous obtenez ainsi un plaisir visuel, un objet de design reconnu, et une touche d’aventure accentuée par l’aspect brut et dépouillé de l’ensemble.

Specifications :
Output : 15 W/ channel
Sensitivity: 89 dB
Frequency Range : 70 Hz – 20 kHz
Impedance  4 Ohm
Prix : 340 €
Pour se les procurer : Joey Roth

Un diapason d’Or même en petit budget : KEF IQ 30

Je les avais bien repérées celles-ci, avant leur récompense, et voilà qu’elles sont encensées par la presse spécialisée, les KEF IQ30. Ces petites enceintes bibliothèques ont un design des plus réussi et surtout un son absolument impeccable. Très compactes et faciles à placer, elles formeraient un ensemble très qualitatif avec le Miniwatt.

Spécifications :
Système : Bass Reflex 2 voies
Sensibilité : 89 db
Puissance maximale : 110 db
Plage de fréquences : 45 Hz – 40 Khz
Impédance : 8 Ohms
Prix : 449 €
Pour se les procurer : EcranLounge

Un choix ésotérique mais économique : Eltax Monitor III

La marque ELTAX est plus connue par la population des professionnels touchés par son savoir faire depuis 1959. Pour avoir équipé nombre de studios d’enregistrement cette petite enceinte bibliothèque joue parfaitement son rôle de « monitor » qui lui vaut aujourd’hui une reconnaissance sans faille, avec 5 étoiles chez What Hifi Magazine malgré un prix des plus minime. Elle est sobre et saura se faire discrète derrière sa qualité acoustique indéniable.

Spécifications :

Système : 2 voies, Bass-reflex
Puissance : 90 watts réels – 150 watts musicaux
Sensibilité (2,83 v/1m) : 89 dB
Impédance : 4 – 8 ohms
Bande passante (± 4 dB) : 50 – 22 000 Hz
Prix : 149 €

Pour se les procurer : Son-Vidéo

La classe américaine en puissance : Klipsch RB 61 II

Avec 60 ans d’expériences et de brevets faisant l’histoire de la haute fidélité américaine, Klipsch livre ici une belle petite bibliothèque fine et précise avec son pavillon Tactrix, son haut parleur céramique et métal et ses aigues en titane. Avec un rendement de 95 db, on a déjà en main quelque chose qui se montrer surprenant. Un classique.


Spécifications :

Puissance : 100W (400W crête)
Sensibilité : 95 dB/1W/1m
Bande passante: 43 Hz – 23 kHz (±3 dB)
Fréquence de coupure : 2 kHz
Impédance : 8 ohms
Prix : 399 €
Pour se les procurer : Son-Vidéo

MiniWatt, il fait le maximum !

Lundi 20 septembre 2010

L’amplification à lampes, c’est mon dada. Il y a quelque chose dans ces appareils qui donne une véritable chaleur à une séance d’écoute, que ce soit physique, visuel et bien sûr sonore. Mais ces appareils ont un coût inhérent à leur qualité et à leur petite production. Et puis est apparu Miniwatt, un tout petit ampli abordable et qui joue dans la cour des grands. C’est là, la base de la philosophie de Miniwatt.

Cette équipe de grands amateurs de musique a souhaité avant toute chose offrir au plus large public des appareils abordables ne négligeant surtout pas la qualité d’écoute et de finition de leurs productions. Lorsqu’ils lancent le Miniwatt S1 en Juin 2009, la presse audiophile, de prime abords sceptique face à ces petits appareils, ne tarît pas d’éloges suite à de multiples écoutes et après avoir tenté les expériences les plus audacieuses avec celui-ci. Derek, le directeur du développement commercial de la marque a poussé le vice jusqu’à faire tourner une paire de MBL 116 avec cette petite merveille !! Cela concrétise leur philosophie qui est « travailler dur, jouer fort et aimer ce que l’on fait ».

Cette performance fut aussi vérifiée par l’équipe de Tone Audio qui a enchainé les galettes sur un système tout aussi iconoclaste avec un lecteur SACD Marantz KI Pearl et des enceintes Zu Essence. Même résultat enthousiaste ponctué par de chaleureuses recommandations d’achat de la rédaction. Voici notre Miniwatt S1 propulsé au rang de star dans la presse audio mondiale.

Miniwatt S1

La taille de l’ampli intégré à tubes Miniwatt S1 est de 13 x 10 cm et il utilise un circuit classique simple. Grâce à un bloc d’alimentation spécifique, des composants de haute qualité et deux paires de lampes 6J1 et 6P1 connectées par un circuit ultra linéaire, il produit du détail et de la transparence sur les médiums alors que le registre des aigües est parfaitement doux. Le son est aussi fort bien spacialisé. Le S1 est donc plaisant et musical, sonne parfaitement sur les petits ensembles à voix et le jazz accoustique, et surtout est bien lôti sur les basses pour la pop et le rock.

Spécifications :

Tubes
• Driver – Military-Grade 6J1 (Matched Pair)
• Power – Military-Grade 6P1 (Matched Pair)

• Power Output: 2.5W+2.5W @ 8 ohms
• Frequency Response: 30-20Khz (+-1db)
• Sensitivity = 500mV
• Gain = 18dB
• Residual Noise < 0.8mVac
• Output Impedance: 8 ohms (Japan Z11-EI48*24 Output Transformers)
• Input AC Voltage: 176-265Vac (For European Countries Only)
• Dimensions: 130 x 100mm
• Weight: 1.5kg
• Input: RCA Jacks
• Output: Banana Jacks
• AC: Standard IEC Jack with Fuse protection (2A Fuse)

Prix : 229$ + 40$ de port (international)

Pour se le procurer : Directement chez le fabricant

Miniwatt N3

C’est un petit amplificater intégré à tubes, grand frêre de 1,5 watt du S1. Équipé d’une paire de connecteurs d’entrées RCA et d’un contrôle passif du volume qui atténue la sortie de son circuit à tubes classique  d’ECC83 à double triode qui alimente une EL84 par canal ainsi que d’un bloc d’alimentation amélioré, il délivre 3,5 watts par canal. Les EL84 et les 12AX7 sont des tubes de légende qui offrent une vrai chaleur et une belle vision spacialisée de la musique qui râvissent les audiophiles depuis 40 ans. Cette combinaison de tubes classiques avec la technologie aboutie de système d’alimentation en accroissent les performances à un autre niveau que celui déjà connu.

Les tubes Tungsol 12AX7 et les Sovtek EL84 Platine fournissent toute la puissance de l’ensemble avec une réelle dynamique 3D du son et une chaleur incomparable du rendu musical dans la plus pure tonalité des circuits Mullard.

Spécifications :

Tubes
• Driver – TungSol 12AX7
• Power – Sovtek EL84 (Matched Pair)

• Power Output: 3.5W+3.5W @ 8 ohms
• Frequency Response: 30-40Khz (+-1db)
• Input Sensitivity: 500mV
• Signal-to-Noise Ratio: -80dB / 3.5W
• Residual Noise < 1mVac
• Input AC Voltage: 100-250Vac
• Power Consumption: 38W
• Input Impedance: 50K ohms
• Output Impedance: 8/6/4 ohms (Japan Z11-EI48*24 Output Transformers)
• Dimensions: 130mm (w) x 130mm (d) x 130mm (h)
• Weight: 2.6kg
• Input: RCA Jacks
• Output: Banana Jacks
• AC: Standard IEC Jack with Fuse protection (2A Fuse)

Prix : 378$ + 50$ de port

Pour se le procurer : Directement chez le fabricant

Zu, say Omen !

Samedi 18 septembre 2010

A révolution in Américan HiFi !

Zu, est une marque américaine de matériel haute fidélité que j’ai découvert, il y a peu de temps en faisant des recherches sur ce qui allait être mon futur ampli. Leur modèle d’enceinte « Essence » était en fait présenté au High End de Munich 2009 avec le SQ38-u !

Une philosophie orientée musique.

Les fondateurs de cette marque ont en effet une philosophie qui me plait particulièrement et sont partis d’une question simple. Pourquoi la HiFi moderne a-t-elle si souvent un aspect si clinique et froid ? C’est simple, car c’est plus l’amour de la machine que celui de la musique qui en est le moteur. La HiFi high end s’est totalement concentrée sur le matérialisme et les mesures et pas suffisamment sur la musique, l’exitation qu’elle procure et fondamentaux de la physique. Elle s’est donc éloignée de l’inspiration et de l’énergie créative présentes dans la musique, les arts, l’aventure et la confrontation à la réalité de l’existence.

De là, ils sont partis dans une quête du haut rendement avec de faibles distortions pour rendre les voix humaines, les instruments réels et proches, donner une consistance à la spontanéité et à la résolution des détails de la musique quelqu’en soient les fréquences.

Après 10 ans d’existence, ils nous offrent maintenant une superbe gamme d’enceintes, de câbles et de cellules créés selon leur philosophie et qui leur vaut un succès certain. Pour fêter cet événement comme il se doit, ils proposent aujourd’hui une magnifique paire d’enceinte colonne à haut rendement très accessible, la Omen.


Elle s’adresse aux fanatiques de concerts, aux junkies de la musique, aux skaters un peu barrés et aux snowboarders trash, selon leurs mots, parce qu’il est difficile de trouver un juste équilibre entre ses dépenses d’activités extérieures et intérieures, autant pouvoir le faire bruyamment ! En gros, vous voilà les moyens d’avoir du gros son, de qualité et à un prix abordable. Rappelons que Zu a bénéficié d’une excellente presse de la part de Stéréophile, 6 moons, The Audiophiliac, Hifi Choice, StereoTimes, Tone Audio, Soundstage, et j’en passe.

Quelques spécifications :

Rendemant: 98 dB 1W/1m
Impedance: 12 Ohm
Hauteur: 92 cm avec pieds
Pied: 30,5cm2
Pour amplis à lampes, mais aussi à transistors!
Coffre: MDF plaquage Érable
Fabriqué à Ogden, Utah, USA

Prix : 999$ au lieu de 1500$ !

Pour découvrir toute leur prodution, c’est par ici >

Haut rendement, tubes et vinyle, c’est parti !

Mardi 13 juillet 2010

Cette fois on y est. L’ensemble du matériel est enfin arrivé et me voici à l’aube d’une nouvelle ère pour mes oreilles et celles de ma petite famille. Sébastien le responsable de notre boutique d’Antilles m’envoie un petit mail pour me prévenir de la réception de la platine vinyle et des enceintes. Ma belle sœur me prête son increvable twingo et me voilà parti le palpitant à bloc.

Je passe donc au Showroom EcranLounge et découvre fébrile le carton de cette magnifique platine vinyle, la Pro-ject 1 Xpression III Classic. Ce choix est induit, comme pour le reste, par deux critères essentiels le style et le rapport qualité/prix. Aucun site audiophile à ma connaissance n’en parle, en revanche j’ai lu d’excellentes critique sur leur entrée de gamme qui est la Début III. Je me suis donc dit qu’une montée en gamme ne nuirait de toute évidence pas à la qualité du produit. Le déballage du colis commence. Un peu moins impressionnant que celui de chez Luxman, ce colisage est tout de même très soigné. La platine est livrée avec ses câbles, la cellule Ortofon 2M Red est montée, le plateau en aluminium poli de 1,6kg est à mettre en place ainsi que le couvercle cristal très sobre et les deux petits contrepoids du bras. Tous les ustensiles utiles au montage et aux réglages sont fournis. Pour finir, le socle en acajou est superbement vernis et l’ensemble est d’une qualité assez époustouflante pour une platine de ce prix.

Et puis j’entrevois dans notre petite salle de réunion deux cartons plutôt conséquents logotypés PWK. Elles sont là. Ce sont les enceintes à l’origine de ma décision de me lancer dans cette aventure, les Klipsch Heresy III.
Malgré les prises de mesures dans notre petit salon je ne m’attendais pas à des pièces de ce volume. Je saute sur le premier carton, défais le scotch, ouvre le colis, retire le premier bloc de polystyrène… Sous le film protecteur je découvre une enveloppe noire mat avec le logo Klipsch embossé. C’est un certificat d’authenticité de cette fameuse série Héritage, partie mythique de la production de chez Klipsch.

En effet, elles sont uniquement produites à la demandes avec des matériaux 100% américains et montées par de vieux briscards de l’épopée Klipsch. Pour l’anecdote, le commercial de la marque avec qui nous sommes en contact se demandait bien ce que ces « caisses en bois » pouvaient encore avoir d’attirant.
Et bien ça, je l’ai ressenti dès l’extraction du carton. J’étais devant quelque chose qui peut plus ou moins faire penser à un vieil ampli à lampes de guitare. Une finition en noyer absolument superbe, une grille de protection des plus costaudes ornées d’un petit logo métal cuivre et noir dans l’un des coins supérieurs. On dirait un bon vieux Marshall des débuts du Rock’n Roll. On n’en attend d’ailleurs pas moins d’une enceinte conçue en 1956. La même année que le Lounge Chair de Eames !
Elles ont une classe folle, une identité pure et unique, loin de toute la production d’enceintes actuelles qui finalement se ressemblent beaucoup et avec des rendements nécessitant des électron,iques à très forte puissance, donc très chers.

Cela vient maintenant comme une évidence, elles seront les meilleures amies de l’ensemble Luxman à tubes et je n’ai qu’une hâte, installer tout ça et mettre une belle galette.

Fin de journée, le choix des câbles fait, me voilà reparti direction la maison la twingo chargée à bloc. Cette fois j’y suis, je n’ai plus qu’à monter le tout. L’espace est dégagé, les cartons s’accumulent dans le salon, pour faire court c’est un peu le bordel ;-)
Première pièce, le lecteur CD D-38u. Je le dépose délicatement puis j’insère les piles dans cette télécommande d’un autre monde en aluminium taillé dans la masse. Un petit tournevis est fourni pour cette opération.
Je déballe ensuite l’ampli SQ-38u et le pose à côté du lecteur CD, à quelques centimètres. Quel couple! Sans être matérialiste je me laisse volontiers séduire par les objets qui ont une âme et savent montrer avec élégance leur fonction. A ce stade du montage je suis déjà comblé! C’est un peu comme si j’accrochais une toile de Soulage au mur ou comme si je caressais les ailes d’une Jaguar type E. Cet ensemble Luxman dégage une sensualité que j’attend dans les écoutes à venir.

Car même si ça peut faire bondir un audiophile, cette acquisition s’est faite totalement au feeling, sans écoutes préalables ni essais, juste convaincu par de longues lectures de gens de confiance et par une accumulation empirique de connaissances en acoustique, voir en psycho-acoustique. Merci donc aux rédacteurs de 6moons.com, aux articles de Jean Hiraga, aux clients audiophiles bavards du Showroom d’Antilles d’EcranLounge et à son hôte Sébastien, à Jeff de HCFR et aussi à David Blecher qui sait convaincre qu’un système c’est avant tout SON système, celui que l’on a choisi et quelqu’en soient les raisons.

Je passe à la mise en place des enceintes. De part et d’autre du salon, je les raccorde à l’ampli avec des Real Cable Haute Définition cuivre 0,5m de 3 mètres. Je sais, ça fait long mais je ne suis pas dans une salle d’écoute mais dans une pièce à vivre de 14m2 livrée aux assauts conséquents de nos jumeaux de 21 mois maintenant. Je prend donc des précautions afin que notre installation ait quelques chances de perdurer. Les voilà donc en place comme deux blocs inaltérables sur lesquels on peu même s’assoir. Ces Klipsch Heresy III de 20 Kgs n’ont pas peur de mes bouts de choux. Je n’aurais pu en dire autant d’une paire de B&W laquées, fines avec de beaux tweeter apparents. Les Heresy sont parfaites pour le contexte et j’en ai le pressentiment, pour nos oreilles aussi.

Enfin, la pièce finale, la source analogique, la platine vinyle Pro-ject. Je la dépose sur la table, libère comme indiqué le socle du moteur de ses deux visses de transport. J’installe la courroie puis dépose le superbe plateau. Phase délicate pour un néophyte, je passe à l’équilibrage du bras.. La cellule Ortofon 2M Red déjà montée pèse 7g, je dispose donc le contrepoids à l’arrière du bras et tenant compte des indications puis le contrepoids de balancement son fil de nylon calé sur la rayure correspondante. Un bristol imprimé qui s’insère sur le rond central permet enfin de vérifier le bon positionnement de la cellule. Tout est parfait, je met le capot de protection et je la dépose enfin sur le lecteur CD afin gagner un peu de place. Comme ils ne fonctionneront jamais ensemble pas de soucis quant à de possibles interférences électriques. Il me reste à la raccorder à l’ampli via le câble, de bonne qualité, fourni avec l’ensemble.
Dernière connexion, celle du lecteur CD à l’ampli avec des Real Cable CA1801 plaqués or à embouts dévissables.

Pour assurer un minimum de stabilité et de sécurité électrique, je branche le tout sur un ensemble filtre et parafoudre que je branche puis allume à son tour. En effet nous sommes locataires d’un appartement à l’installation électrique vétuste et peu fiable. Ca y est tout est prêt, il ne me reste qu’à mettre en marche et choisir un disque pour cette première écoute qui s’avère très émouvante…

Ce choix est très vite fait finalement. A tout seigneur tout honneur, je commence par ce j’ai attendu si longtemps, un bon vinyle. La fête des pères est passée depuis peu et ma femme m’a fait un cadeau sublime, la BO de Casino Royale par Burt Bacharach, vinyle 200g commandé chez un disquaire en ligne fort sympathique, AudioAnalogue. C’est parti !

Je me devais aussi de conclure cet article par l’expression de mes plus chaleureux remerciements à David San de Sound Arts Network et sans qui ce rêve de très longue date n’aurait jamais été possible !
Un très très grand merci donc, car grâce à lui je suis absolument comblé.

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