Ce matin, comme une forme de mise en route qui me donnera le tempo de la journée, je fais chauffer l’ampli pour une écoute un peu particulière. Penelope French Band et leur EP « Benefit of Doubt » la dernière production Georges Profünd.
Le bassiste, Alain, est un ami ainsi que le reste de la troupe que je salue au passage. Nous avons eu un petit échange quant à la qualité de production « fait maison » du disque. C’est pourquoi j’ai voulu écouter de nouveau ce superbe disque en poussant un peu plus le volume et avec une oreille plus critique.
Alain voulait s’assurer que j’aurais fait l’écoute avec du « bon matos » selon son expression. Je vais donc le rassurer sur ce point. Ce matériel serait classé rapidement comme « vintage » par son look et les choix techniques, à savoir tubes et haut rendement, mais ce ne sont là que des productions des plus contemporaines et donc, absolument fiables.
• platine Pro-ject Xpression III Classis avec cellule Ortofon 2M Red
• Ampli intégré 2X20 watts Luxman SQ38-U
• Enceintes Klipsch Heresy III
Plus j’avance dans le temps, plus le système se rôde et plus je le trouve approprié aux écoutes de musiques riches, denses, parfois complexes. Quoi ce soit l’électricité du garage, les percussions multiples du boogaloo ou les envolées lyriques et violonneuses des BO de films italiens, la restitution est toujours, sinon impeccable, tout du moins à mon goût et dépassant mes premières espérances.
Les basses sont toujours rondes sans être surchargées et les pavillons à compression des médiums s’expriment toujours pleinement soutenus par un registre aigüe précis mais sans prédominance. La neutralité de la platine et la chaleur précise et souple de l’amplification à lampes fait le reste.

Penelope, Benefit of Doubt…
Désireux de contribuer au travail des Penelope, je me suis procuré leur disque chez Transat Shop par correspondance. La pochette, qui est aussi un travail maison, est superbe avec une tonalité néo-vintage façon super 8 très chaude. Le disque est un vinyle translucide rouge vraiment magnifique. Penelope, c’est un ensemble d’afficionados de la culture Mod mais avec un grand pied quand même dans leur temps. Ces incollables DJs que sont Pompidoo ou N°9 ont une culture musicale impressionnante et le groupe a su se frayer une voie personnelle inspirée des standards en expérimentant leurs sons jusqu’à trouver un équilibre subtile dans le dosage de ces ingrédients.

Et à l’écoute…
Ça sonne très anglais de prime abord, mais quand on les sait fan de Air ou Phoenix on entre plus facilement dans la deuxième couche qui fait d’eux un groupe très particulier. Pour les avoir vu en live et avoir frémit à l’authenticité de leur production dès les premiers accords joués, je peux affirmer avoir retrouvé ce jus dans ces enregistrements. Le mixage très soigné restitue bien les breaks souvent plus intimes dans l’approche que les parties énergiques, mais même à fort volume (je suis monté à la moitiè des capacités de l’ampli pour la première fois!) rien ne s’affole et aucune saturation ne transparaît. C’est sonore, puissant et maîtrisé.
Les basses sont prenantes et physiques mais agréables et entraînantes car très roulantes. Sur les pavillons, la guitare paraît parfois presque trop claire dans sa saturation (notamment Benefit of Doubt) mais elle crée un chouette équilibre avec l’orgue et l’effet sans doute souhaité est bien là. Le seul petit reproche serait que la batterie me paraît un poil « renfermée », sans doute la condition d’enregistrement qui a voulu ça mais un peu d’air lui ferait du bien
« Benefit of Doubt » est une virée nocturne scintillant et rythmée. Je verrais bien un gros plan vibrant sur une aile chromée de GS 160 avec les scintillement des éclairages urbains d’un coin comme La Défense en reflets. Il y a un côté électro planant et saccadé rythmé par des breaks apaisants façon coupure sonore. Ce morceaux est une succession de petites baffes pas désagréables.
La grande force des Penelope c’est de nous plonger dans un univers déjà connu sans jamais tomber dans la parodie ou la reproduction. C’est un peu comme revisiter Carnaby Street avec un nouveau guide. C’est très pop, certains morceaux frôlent même le tube potenciel comme « Lucky Star ». Ça tourne dès les premières mesures et ça entraîne, c’est assez aérien tout en restant électrique. Ça respire le coup de kick sur le bord de mer de Brighton, mais là c’est en Lambretta SX 200 et c’est à Six Fours direction La Vague pour y prendre un verre et s’écouter les Penelope au bord de la plage. C’est ce que nous avons vécu avec eux et ce que je ressens bien à l’écoute de ce disque.

Bientôt du nouveau ?
Le LP semble être pour bientôt et me voilà impatient de le mettre sur la platine car il ont un stock de perles en poche qui ne figurent pas sur ce disque mais dont j’ai hâte de pouvoir les entendre enfin quand je le veux ! Penelope est un groupe particulier de la scène française qui a beau être reconnu sur une scène très ciblée et à juste titre mais qui a surtout un immense potentiel sur un public plus large enthousiaste à la découverte de productions neuves et puissantes.
À suivre donc…
Ce matin, un enchainement de disques me grattouillant les tympans depuis quelques jours, m’a donné une bonne pêche pour la semaine. J’attendais un moment propice pour me reconcentrer sur mon travail et une belle écoute est l’un de mes outils favoris pour cette tâche.



Comme tout passionné, je me suis pris à suivre ce qui s’est montré ou dit pendant cette grand messe annuelle et mondiale des professionnels de l’image et du son, le Consumer Electronic Show 2011 de Las Vegas. Et malgré que cela se déroule dans la ville de toutes les perditions et tous les excés, ce que j’en ai ressenti cette année est plutôt de l’ordre du rationnel.
Les amoureux de musiques désireux de partager leur passion entre amis ont vraiment maintenant de quoi se faire plaisir grâce à des solutions à la fois évolutives, précises, très bien finies et non ésotériques. Le retour du vinyle aide notamment au développement de belles gammes de produits comme chez
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Cela fait presque un an que j’ai démarré ce site, reflet d’une passion au quotidien, et il m’a apporté tant de choses à l’instar de mon système et des disques que j’y écoute et que j’aimerais partager plus souvent. Hifi-Listening est donc devenu le réceptacle de ce désir de partage et vous avez été nombreux à me témoigner vos appréciations à ce sujet, audiophiles ou non, mélomanes ou non, juste avec un sens critique simple saupoudré d’un peu de style. Je vous en remercie et promet de continuer cette petite aventure de mon mieux.
C’est Bruno le patron, je dirais même le courageux patron. Non content d’offrir un catalogue exceptionnel de musiques groove, funk root, soul, boogaloo et autres BO de films cultes, Bruno donne aussi dans la production et l’organisation de concerts et festivals. Pour Noël, je lui ai commandé la BO de Rabbi Jacob pour ma femme et me suis pris une petite perle, Janko Nilovic « Rythmes Contemporains » en édition numérotée. Comme c’est un peu le Lalo Schiffrin du vieux continent, je me devais d’initier la collecte de quelques unes de ses œuvres fantastiques !
Aux commande de la boutique nous retrouvons Patrice CAIX. Son catalogue est définitivement audiophile et saura séduire les mélomanes les plus avertis. On est ici en plein dans les grands classiques et les références présentées sont toutes des indispensables, dur. Le site a été refait il y a quelques mois et les présentations sont soignées et bien détaillées.
Chez ce disquaire ce fut l’une de mes première commandes en ligne. Le service st très professionnel et réactif mais surtout le catalogue est d’une ampleur considérable. Tous les genres s’y mèlent à part le classique. En revanche il n’y a que des indispensables de chaque genre, c’est phénoménal !
Transat Shop c’est sans doute la plus petite boutique du monde (13m2) et sa philosophie est éloquente : « de la musique et une chaise ». On s’y sent bien et on peut y vivre en live l’esprit des chroniques « Monkeyhaus » de Stephen Mejias dans l’excellent « Stéréophile magazine ». Elle est située dans la cours d’un haut lieu de l’art et du Rock’n Roll en terres poitevines, le Confort Moderne.













