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Penelope… sans aucun doute

Mardi 18 janvier 2011

Ce matin, comme une forme de mise en route qui me donnera le tempo de la journée, je fais chauffer l’ampli pour une écoute un peu particulière. Penelope French Band et leur EP « Benefit of Doubt » la dernière production Georges Profünd.
Le bassiste, Alain, est un ami ainsi que le reste de la troupe que je salue au passage. Nous avons eu un petit échange quant à la qualité de production « fait maison » du disque. C’est pourquoi j’ai voulu écouter de nouveau ce superbe disque en poussant un peu plus le volume et avec une oreille plus critique.

Alain voulait s’assurer que j’aurais fait l’écoute avec du « bon matos » selon son expression. Je vais donc le rassurer sur ce point. Ce matériel serait classé rapidement comme « vintage » par son look et les choix techniques, à savoir tubes et haut rendement, mais ce ne sont là que des productions des plus contemporaines et donc, absolument fiables.

• platine Pro-ject Xpression III Classis avec cellule Ortofon 2M Red
• Ampli intégré 2X20 watts Luxman SQ38-U
• Enceintes Klipsch Heresy III

Plus j’avance dans le temps, plus le système se rôde et plus je le trouve approprié aux écoutes de musiques riches, denses, parfois complexes. Quoi ce soit l’électricité du garage, les percussions multiples du boogaloo ou les envolées lyriques et violonneuses des BO de films italiens, la restitution est toujours, sinon impeccable, tout du moins à mon goût et dépassant mes premières espérances.

Les basses sont toujours rondes sans être surchargées et les pavillons à compression des médiums s’expriment toujours pleinement soutenus par un registre aigüe précis mais sans prédominance. La neutralité de la platine et la chaleur précise et souple de l’amplification à lampes fait le reste.

Penelope, Benefit of Doubt…

Désireux de contribuer au travail des Penelope, je me suis procuré leur disque chez Transat Shop par correspondance. La pochette, qui est aussi un travail maison, est superbe avec une tonalité néo-vintage façon super 8 très chaude. Le disque est un vinyle translucide rouge vraiment magnifique. Penelope, c’est un ensemble d’afficionados de la culture Mod mais avec un grand pied quand même dans leur temps. Ces incollables DJs que sont Pompidoo ou N°9 ont une culture musicale impressionnante et le groupe a su se frayer une voie personnelle inspirée des standards en expérimentant leurs sons jusqu’à trouver un équilibre subtile dans le dosage de ces ingrédients.

Et à l’écoute…

Ça sonne très anglais de prime abord, mais quand on les sait fan de Air ou Phoenix on entre plus facilement dans la deuxième couche qui fait d’eux un groupe très particulier. Pour les avoir vu en live et avoir frémit à l’authenticité de leur production dès les premiers accords joués, je peux affirmer avoir retrouvé ce jus dans ces enregistrements. Le mixage très soigné restitue bien les breaks souvent plus intimes dans l’approche que les parties énergiques, mais même à fort volume (je suis monté à la moitiè des capacités de l’ampli pour la première fois!) rien ne s’affole et aucune saturation ne transparaît. C’est sonore, puissant et maîtrisé.
Les basses sont prenantes et physiques mais agréables et entraînantes car très roulantes. Sur les pavillons, la guitare paraît parfois presque trop claire dans sa saturation (notamment Benefit of Doubt) mais elle crée un chouette équilibre avec l’orgue et l’effet sans doute souhaité est bien là. Le seul petit reproche serait que la batterie me paraît un poil « renfermée », sans doute la condition d’enregistrement qui a voulu ça mais un peu d’air lui ferait du bien ;-)

« Benefit of Doubt » est une virée nocturne scintillant et rythmée. Je verrais bien un gros plan vibrant sur une aile chromée de GS 160 avec les scintillement des éclairages urbains d’un coin comme La Défense en reflets. Il y a un côté électro planant et saccadé rythmé par des breaks apaisants façon coupure sonore. Ce morceaux est une succession de petites baffes pas désagréables.

La grande force des Penelope c’est de nous plonger dans un univers déjà connu sans jamais tomber dans la parodie ou la reproduction. C’est un peu comme revisiter Carnaby Street avec un nouveau guide. C’est très pop, certains morceaux frôlent même le tube potenciel comme « Lucky Star ». Ça tourne dès les premières mesures et ça entraîne, c’est assez aérien tout en restant électrique. Ça respire le coup de kick sur le bord de mer de Brighton, mais là c’est en Lambretta SX 200 et c’est à Six Fours direction La Vague pour y prendre un verre et s’écouter les Penelope au bord de la plage. C’est ce que nous avons vécu avec eux et ce que je ressens bien à l’écoute de ce disque.

Bientôt du nouveau ?

Le LP semble être pour bientôt et me voilà impatient de le mettre sur la platine car il ont un stock de perles en poche qui ne figurent pas sur ce disque mais dont j’ai hâte de pouvoir les entendre enfin quand je le veux ! Penelope est un groupe particulier de la scène française qui a beau être reconnu sur une scène très ciblée et à juste titre mais qui a surtout un immense potentiel sur un public plus large enthousiaste à la découverte de productions neuves et puissantes.

À suivre donc…

Le site officiel de Penelope Frenche Band

Playlist, …monday morning listening !

Lundi 17 janvier 2011

Ce matin, un enchainement de disques me grattouillant les tympans depuis quelques jours, m’a donné une bonne pêche pour la semaine. J’attendais un moment propice pour me reconcentrer sur mon travail et une belle écoute est l’un de mes outils favoris pour cette tâche.

Le soleil daigne montrer le bout de son nez et son spectre effleure le Luxman. L’idée est brillante par son inspiration. Le Lounge Chair me tend les accoudoirs derrière la baie vitrée ensoleillée. Une bonne écoute me sert à faire le vide, à repenser progressivement à des tâches en cours et générer l’étincelle, le déclic qui me fera les accomplir avec le meilleur résultat.

Pink Floyd – More 1969

J’ouvre ma petite discothèque et en sort un Pink Floyd « More » trouvé chez mon petit disquaire de Saint-Raphaël, L’introuvable. Je le dépose sur la platine et part me servir un café avec en fond sonore des champs d’oiseaux, magnifique, doux et léger, les choses commencent bien !
L’écoute prend de l’ampleur, se détaille, je monte le volume. J’ai beau être averti, à chaque écoute de Pink Floyd je pense que cela va devenir complexe assez vite, et puis non, c’est ultra fluide, simple, épuré à l’extrême, tout est formidablement positionné. Il n’y a qu’à s’installer de façon confortable et se laisser aller. C’est toujours un formidable voyage. Et puis, malgré l’aspect dramatique du film, on retrouve dans cet album tout l’engouement floydien propre à une visualisation surexposée très onirique et finalement paisible.

Janko Nilovic n°36 – Rythmes Contemporains

Mon second choix se portera sur l’écoute d’un p’tit cadeau que je me suis fait récemment, Janko Nilovic n°36 « Rythmes Contemporains » (n°0199) trouvé chez Cosmic Groove. Cela m’a permis de découvrir ce compositeur, maître reconnu de l’illustration sonore. Ce que j’en ressens à l’écoute de ce disque c’est qu’il y a un groove puissant et roulant à la Lalo Schiffrin dont je raffole et des envolées psychédéliques qui me ramènent au Pink Floyd « More » écouté juste avant. Le résultat semble tout aussi hybride qu’il est jouissif. Le haut rendement du système, en dépit de l’assez faible volume que je m’autorise chez moi, restitue l’éclat progressif de chaque morceau, c’est du grand art.

Je suis emballé et commence à m’informer sur quelques autres de ses productions susceptibles de m’intéresser comme « Vocals Impressions », « Soul Impressions » ou « Chorus ». A suivre…

The Northern Soul Story vol. 4 – Casino Wigan

Pour finir, je sort religieusement un autre petit achat de Noël absolument propice à un crescendo joyeux et profond dans la bonne humeur. The Northern Soul Story vol. 4 « Casino Wigan » est le quatrième opus d’une série dédiée à cette musique puissante et dansante, dérivé anglais de la soul américaine. Les volumes sont classés par Casino, qui n’étaient autres que les grandes enseignes commerciales de la danse que l’on connait aujourd’hui. Chacun ayant un son, une signature, ses sets de DJ spécifiques, son style en résumé.
J’ai trouvé cette perle chez Audio Analogue, puriste du vinyle audiophile et qui n’aurait pas fait ce choix dans son catalogue sans être sûre de la qualité de celui-ci.

C’est une musique chaude et très riche dans les orchestrations, il y a cette ampleur des grands orchestres de Vegas, ça flamboie ! On y croise Tobi Legend, Paul Anka, Jimmy Fraser ou The Jades, c’est un véritable feu d’artifice de grandes voix accompagnées par de puissants orchestres. Je chevauche mon GS 160 et direction les Wigan allnighters !

CES 2011, les tendances de l’audio

Dimanche 16 janvier 2011

Comme tout passionné, je me suis pris à suivre ce qui s’est montré ou dit pendant cette grand messe annuelle et mondiale des professionnels de l’image et du son, le Consumer Electronic Show 2011 de Las Vegas. Et malgré que cela se déroule dans la ville de toutes les perditions et tous les excés, ce que j’en ai ressenti cette année est plutôt de l’ordre du rationnel.
Il semble qu’ils se fassent plus rares ceux qui fondent et s’enthousiasment devant les prix faramineux des gros systèmes présentés. Ceux qui peuvent ou veulent se les offrir, ou dont les oreilles sont suffisamment éduquées à une forme particulière de perfection, s’y ruent mais le gros des visiteurs ne s’y trompent pas et comme dans un show automobile on y découvre avec joie de petites idées simples et utiles œuvrant à une meilleur qualité de diffusion de la musique.
J’étais déjà heureux de découvrir parmi les papiers d’illustres rédacteurs et autres audiophiles, des sentiments proches des miens concernant certaines tendances constatées cette année passée. Notamment, que les fabricants dévoilent de plus en plus de « petits » produits abordables avec de réelles qualités qui autorisent tout un chacun à profiter au mieux de l’expérience musicale à domicile sans trop se ruiner. Le matériel qui a souvent le plus surpris ou attiré les attentions était rarement dans une galaxie tarifaire inattegnable. Enfin, ceux qui ont su surprendre l’année dernière et qui se sont confirmés cette année auront tout gagné pour 2011.

Les amoureux de musiques désireux de partager leur passion entre amis ont vraiment maintenant de quoi se faire plaisir grâce à des solutions à la fois évolutives, précises, très bien finies et non ésotériques. Le retour du vinyle aide notamment au développement de belles gammes de produits comme chez Pro-ject qui aide à la démocratisation du vrai matériel audiophile. La tendance « tubes » toute aussi forte voie l’avènement de belles réalisations modernes et abordables comme les superbes appareils de Peachtree Audio et j’en suis très heureux.

Devialet D-Premier, le succès se confirme.

Je l’ai découvert avec beaucoup de curiosité par le blog de Présence Audio, j’en ai entendu parler toute l’année 2010, je l’ai vu et entendu au Monaco AV Show 2010 et voilà qu’il est annoncé comme l’une des valeurs sûres du CES 2011. Ce salon de Las Vegas est évidemment très typé américain mais les oreilles critiques qui s’y promènent reflètent au mieux la diversité profonde du monde.
Je pense que le Devialet D-Premier est formidablement bien placé avec sa robe polie très élégante pour refléter au mieux cette diversité induite dans sa technique même. C’est devenu une valeur sûre et fiable. Même si son tarif reste inabordable pour moi (10 000€), cet appareil concurrence avec classe d’autres solutions aux prix avec un zéro supplémentaire ! Il reste donc dans l’ensemble des gammes de la haute-fidélité une affaire très abordable par rapport à ses immenses capacités et son identité forte. Son EISA Award 2010-2011 du Best Product en High-End Audio le confirme.

La différence se fait entendre

Nous parlions en 2010 de « La Chose », ce transducteur ouvert de JMB Acoustique (cocorico) qui semblait particulièrement efficace malgré sa rupture esthétique d’avec les sentiers battus. Parmi les plus belles écoutes recensées sur les blogs j’ai pu lire celle de Marc Philip, du site « Magazine Audio« , très largement séduit par des enceintes similaires dans l’approche, les Soulsonic Impulse. Les tarifs ne sont certes pas équivalent mais ce qui nous intéressera ici c’est de constater que, au-delà de simplement varier les choix technologiques, je me demande si les gens n’attendent pas aussi de plus en plus un appareil qui « montre » sa différence ou sa philosophie de conception ou d’écoute. C’est la raison de mon coup de foudre pour Avantgarde.
Ces enceintes Soulsonic montrent aussi une particularité qui semble se généraliser, c’est l’utilisation des tweeters et/ou médiums à ruban. Je connaissais les réalisations « Rubanoide » de Audio Consulting, étonnantes, les plus récentes et très fortement appréciées Answer de chez Audionec (cocorico bis) qui me semblent être parmi les plus spectaculaires dans le rapport rendu/prix, les Nola Speakers Baby Grand Référence qui ont aussi fait ici grande impression, j’en vois donc vraiment beaucoup dans tous les reportages.

J’ai rencontré sur Facebook un artiste-scuplteur américain qui fabrique aussi des enceintes audiophiles hors normes mais qui ne pouvait sans doute les présenter par manque de budget, c’est Randy Kunin le fondateur de Sounds by Design. Allez voir son travail, nous en entendrons sans doute parler bientôt.

Beaucoup de rédacteurs-critiques-bloggers sont aussi tombés sous le charme d’une enceinte superbe et très abordable parmi les systèmes présentés, les Studio Electric Type 3. La boule est en vogue en europe avec les magnifiques Elipson Planet L, les Cabasse, les Dwevel Planets et j’en passe car le plus important c’est que ça marche bien et même très bien, même à prix raisonnable. J’en veut pour preuve les Planet L que j’ai pu essayer et qui sont assez incroyable pour la modique somme de 700€ la paire !
Les Type 3 de Studio Electric ont donc malgré leur tarif raisonnable de 2550$ su capter leur auditoire et transmettre une très belle émotion musicale. Je les trouve personnellement très esthétiques, racées et assez élégantes. J’aimerais les écouter en vrai.

Zu Audio s’affirme en outsider

Voilà une marque d’enceintes que j’aime bien. Fan de mes Klipsch Heresy III, j’envisage d’une certaine manière le son américain à haut rendement et mes recherches dans cette quête m’ont amené à découvrir Zu Audio. Le design est sobre mais marqué, la gamme cohérente et les prix sont raisonnables. A cela s’ajoute une presse séduite, ce qui n’est pas du tout évident, et me voilà face à une véritable philosophie intégralement respectée surtout dans l’univers des musiciens.
Le fait qu’ils aient assurés les démo de leur model Soul Superfly avec un ampli Luxman SQ38-U a fini par me séduire au-delà de leur approche de l’écoute très immersive et détendue. Mais cette année, pour le CES 2011, ils sortent l’artillerie lourde avec leur très impressionnant modèle Dominance, le fer de lance de la gamme qui les fait entrer dans la cour des grands en terme de tarif (40 000$). Les écoutes dont j’ai pu lire quelques résumés crédibles (audiophiliac, audio review, stereophile,…) étaient assez unanimes devant la qualité de cette nouvelle enceinte.

A révolution in American HI-FI, ainsi se présentent-ils !

Après l’excellent buzz généré sur la Omen à 1000$ la paire avec des retombées extrêmement positives, il semble se passer le même phénomène avec ce modèle vraiment plus haut de gamme ! Tout type de public se retrouve donc dans cette marque sachant séduire tous les budgets avec la même philosophie de qualité de conception et de fabrication mettant la musique avant toute chose. Zu Audio devient à mon sens un outsider sérieux du marché américain et devrait pointer en Europe d’ici peu.

Le vinyle, toujours un peu plus…

Le vinyle n’en finit pas de s’affirmer comme une alternative à une consommation dématérialisée quelle qu’en soit la qualité. Le plus beau symbole en est l’engouement pour le couteau suisse du moment plébiscité par tous, le Futur Tech GT40. C’est la meilleure passerelle entre votre platine vinyle et le mac (ou tout autre), ainsi qu’un redoutable ampli casque. Il rip les vinyle en 24bits – 96kHz via l’USB, le tout pour 450$ !

Pro-ject, ma marque fétiche présente toute sa large gamme de platines et accessoires phono. J’ai personnellement une Xpression III Classic qui me ravit au quotidien. A un prix public de 750€ c’est une véritable platine audiophile sérieuse, sensible et précise et surtout très belle. La finition est superbe pour le niveau de gamme. L’entrée de gamme qu’est la Début III n’en finit pas de surprendre et de séduire les audiophiles avertis malgré un tarif de 299€.
Pro-ject Audio a su produire en série un ensemble de briques pouvant s’assembler à volonté jusqu’à se faire un système complet. Le rapport qualité/prix/plaisir est absolument imbattable.

La VPI Classic II enthousiasme toujours autant devenant un vrai grand classique de la platine américaine. Elle est disponible en france chez Audio Analogue Distribution pour environ 4000€.
Chez Oracle, sentant l’ère du temps, ils proposent un nouveau modèle plus abordable que la Delphi, nommée Paris (mais bien moins belle), et qui est tout à fait dans la lignée épurée et colorée des Pro-ject Début III ou de la Rega RP1. Gageons qu’elle offre tout de même ce que l’on attend d’une platine Oracle, à savoir une mécanique irréprochable et un soin de fabrication exceptionnel.

Ce que j’en retire…

La tendance de l’acheteur semble aller vers deux demandes. La première concerne l’attente d’un rapport visible et tangible entre l’investissement fait et le plaisir global qu’il va procurer. La seconde sera de miser sur des valeurs sûres, anciennes ou non mais faisant montre d’une philosophie stricte et claire. Le style rétro-moderne continue de séduire et de s’affirmer et la musique dématérialisée se développe dans un sens très audiophile avec des appareils très accessibles. Finalement le constat est plutôt intéressant et positif, et annonce une année à venir des plus intéressantes.

Bonne année 2011. Santé, amour et bon vinyles !

Dimanche 9 janvier 2011

Après ce break incontournable des fêtes de fin d’année, je tenais vivement à présenter tous mes vœux aux lecteurs de Hifi-Listening. Je vous souhaite donc à tous une excellente année 2011!
Cela fait presque un an que j’ai démarré ce site, reflet d’une passion au quotidien, et il m’a apporté tant de choses à l’instar de mon système et des disques que j’y écoute et que j’aimerais partager plus souvent. Hifi-Listening est donc devenu le réceptacle de ce désir de partage et vous avez été nombreux à me témoigner vos appréciations à ce sujet, audiophiles ou non, mélomanes ou non, juste avec un sens critique simple saupoudré d’un peu de style. Je vous en remercie et promet de continuer cette petite aventure de mon mieux.

Mes premiers vœux vont à mes disquaires !

Le marché du disque est difficile malgré un renouveau des amateurs de vinyles, un regain de collectionneurs ou un simple retour à quelques valeurs émotionnelles perdues. Les disquaires sont donc assez peu nombreux maintenant, mais ceux que je connais et chez qui je prends mes disques,…et bien je les trouve assez exceptionnels !
Et puis il faut aussi rendre à César ce qui lui appartient. A quoi bon chercher le matériel idéal, se mettre en quatre afin d’idéaliser son espace d’écoute en le rendant accueillant et agréable comme un cocon prêt à recevoir ses proches pour y passer de bons moments ou l’installant de sorte que cela reste un espace de vie où l’on peut à l’occasion y voir ses enfants grandir, si on n’a pas un minimum de ses œuvres très spéciales et universelles que sont les disques. Les disques sont l’un des derniers supports intellectuels à nous délivrer une émotion brute, honnête et spontanée, un discours sans concession sur une vision proprement individuelle et subjective du monde dans sa plus large globalité. Le disque a la noblesse du livre avec une once d’universalité en plus. Le disque est l’un des derniers espaces de liberté accessible et convivial. C’est aussi une œuvre objet qui nous enrichit à chaque manipulation ou nous émerveille à chaque découverte.
Parce qu’ils restent les dealers de cette expérience humaine richissime et que c’est une lourde tâche, c’est à eux que vous en premier tous mes vœux pour cette nouvelle année de combat et parfois de résistence.

Cosmic Groove, Montpellier (34).

C’est Bruno le patron, je dirais même le courageux patron. Non content d’offrir un catalogue exceptionnel de musiques groove, funk root, soul, boogaloo et autres BO de films cultes, Bruno donne aussi dans la production et l’organisation de concerts et festivals. Pour Noël, je lui ai commandé la BO de Rabbi Jacob pour ma femme et me suis pris une petite perle, Janko Nilovic « Rythmes Contemporains » en édition numérotée. Comme c’est un peu le Lalo Schiffrin du vieux continent, je me devais d’initier la collecte de quelques unes de ses œuvres fantastiques !

J’ai eu un soucis avec ma carte au moment de ma commande qui s’est terminée au téléphone avec un envoi de chèque. Bruno s’est mis en quatre pour m’aider à finaliser celle-ci, m’a envoyé le colis sans attendre mon chèque afin que je le réceptionne bien à Noël, et en plus de tout ça, il me joint une petite carte mentionnant l’ajout d’un bonus LP des Stéréoscope Jerk Explosion. Cadeaux !!

Et quel cadeau, La Panthère Pop en LP. C’est une production Cosmic Groove comme les 45t que nous avions déjà et que j’ai évoqués dans cet article. L’enregistrement est de qualité audiophile avec toute la fougue psychédélique et l’originalité des Stéréoscope Jerk Explosion, la pochette double est sublime présentant un scénario de film d’espionnage sous la forme d’un comics. Le vinyle semble être un 180g rose bonbon, l’objet est absolument magnifique.
Mon cher Bruno, un grand merci pour ce cadeau qui nous a touché et qui rythme souvent notre quotidien.

> Pour aller chez Cosmic Groove

Audio Analogue Distribution, Osny (95)

Aux commande de la boutique nous retrouvons Patrice CAIX. Son catalogue est définitivement audiophile et saura séduire les mélomanes les plus avertis. On est ici en plein dans les grands classiques et les références présentées sont toutes des indispensables, dur. Le site a été refait il y a quelques mois et les présentations sont soignées et bien détaillées.
Surtout, même s’il s’agit d’un site e-commerce, nous avons affaire à un vrai disquaire, soucieux d’aider ses clients avec qui il peut parler longtemps de musique au téléphone. L’avoir au téléphone, c’est un peu comme parler de disques avec un pote, l’échange devient rapidement très convivial. Et l’homme en connait un rayon, sur la musique déjà, mais aussi sur l’industrie du disque et ses réseaux de distributions.

Chez lui, ma femme y a trouvé mon sublime cadeau de Noël, un coffret de onze 45t des musiques de films avec Brigitte Bardot. Cette édition numérotée est une pure merveille et les pochettes des 45t sont à ravir.

Parallèlement je lui ai commandé un Janis Joplin « I Got Dem Ol Kozmic Blues Again Mama! » pour ma femme arrivé in-extremis peu après Noël (vous savez, la pagaille à cause de la neige…lol…), un disque incontournable pour tout noël en famille qui se respecte, Elvis Presley, « The Christmas Album », un bijou.
Et pour faire groover mes journées le Bitches Brew de Miles Davis à la pochette incroyablement belle et aux délires incomparables du maître Miles avec Chick Corea et John Mc Laughlin et l’histoire de la Northern Soul (vol. 4 Casino Wigan) en double vinyle Jaune marbré 180g.

Merci monsieur Caix d’œuvrer avec autant de talent et de ferveur à la distribution de ces œuvres rares et de qualité.

> Pour aller chez Audio Analogue

L’Introuvable – Saint-Raphaël (83)

C’est mon « vrai » disquaire de proximité. Je marche 15 minutes et me voilà chez lui. Chaque fois que j’entre dans la boutique non loin du bord de mer, je ne sais pas à quoi m’attendre dans les arrivages principalement d’occasion mais je tombe toujours sur quelque perle à très bon prix. Dans mes derniers achats chez Denis, le patron de la boutique, j’ai trouvé un import anglais de 1971 du Pink Floyd « Meddle » en vinyle rouge pour 15€ !
Cette boutique, j’aime à en vanter les mérites tant ça me rappelle l’époque où, adolescents, nous venions entre potes chez le disquaire du coin affirmer nos styles et méler nos différences. Le disquaire est pour moi comme un libraire, quelqu’un qui tient boutique de ses passions et des ses idées, et qui fait de son lieu un lieu d’échanges de goûts et d’idées. La musique étant un langage encore plus spontanément universel que la littérature, je pense qu’il est encore plus urgent de prendre soin de nos disquaires.

Allez donc lui rendre visite si vous passez par Saint-Raphaël, il vous fera écouter quelques bons trucs sur sa Thorens TD 125 (je crois) branchée sur l’Audio Research à lampe avec en sortie une belle pièce de chez Tannoy, très vintage.

L’Introuvable
6 PLACE PIERRE ORTOLAN
83700 Saint-raphaël
Tél : 04 94 52 32 20

Mélomane – Nantes (44)

Chez ce disquaire ce fut l’une de mes première commandes en ligne. Le service st très professionnel et réactif mais surtout le catalogue est d’une ampleur considérable. Tous les genres s’y mèlent à part le classique. En revanche il n’y a que des indispensables de chaque genre, c’est phénoménal !
Chez Mélomane j’ai trouvé des disques parmi ceux qui tournent le plus sur la platine à savoir Lou Donaldson « Alligator Boogaloo », et l’extraordinaire série « The In-Kraut » vol. 1, 2 & 3, compilation de hip shaking grooves de la scène pop allemande de 1966 à 1974, à découvrir absolument avec un son très fort et du monde à la maison. On y trouve de belles rareté comme « Pop Instrumentale de France » ou « Shake Sauvage » que les amateurs de BO de films des années 60 s’empresseront d’acquérir.

> Pour aller chez Mélomane

Transat Shop – Poitiers (86)

Transat Shop c’est sans doute la plus petite boutique du monde (13m2) et sa philosophie est éloquente : « de la musique et une chaise ». On s’y sent bien et on peut y vivre en live l’esprit des chroniques « Monkeyhaus » de Stephen Mejias dans l’excellent « Stéréophile magazine ». Elle est située dans la cours d’un haut lieu de l’art et du Rock’n Roll en terres poitevines, le Confort Moderne.
L’homme au poil dans la main qui tient le bouclard, c’est Lionel, membre fondateur du plus grand groupe power pop de la scène française, Liquid Team.

Lou Transat, comme on l’appelle volontiers est l’incarnation de sa boutique. Riche, complète, dense, vivante. Il n’y a pas de catalogue en ligne avec de belles photos mais des listings incroyables de perles à acquérir profondément logées dans son crâne et qui ressortent au gré des demandes ou autre discussion musicale entre mélomanes tatoués ou non.

Cet expert de la culture lounge et tiki, vous agrémentera le moment d’une magnifique recette de cocktails exotiques dont il détient les secrets !

Chez Transat, les choses sont simples, il suffit de demander !

Transat Shop
au Confort Moderne
185, faubourg du Pont Neuf
86000 Poitiers

> Découvrir Transat Shop

Il va de soit que vous pouvez tout commander chez ces disquaires avec les yeux fermés, d’ailleurs vos oreilles suffisent amplement, et il me reste à vous souhaiter aussi grâce à eux une très bonne année 2011, riche en bonne musique, en découvertes et en bons moments partagés.

Bodor, j’adore !

Mardi 16 novembre 2010

Je fais aujourd’hui une très belle découverte qui nous vient de Hongrie. Nos amis de l’est semblent des plus créatifs ces derniers temps et c’est ici avec un système absolument complet que l’on se retrouve. Son nom : Présence. Il est le fruit de l’union des talents de Bodor Audio pour les électroniques et de Csaba Finta et Viktor Pucsek du studio de design MYD-II. Cette union se nomme Bodor Audio +

Le leitmotiv de Présence est de créer l’expérience ultime, le lien sacré avec la musique, l’ubiquité d’être au concert sans y être, sentir et devenir l’âme de la musique. Vous pourrez me rétorquer que la plupart des fabricants de matériels high-end ont les mêmes mots dans la bouche, certes, mais chez Bodor Audio +, ce qui compte, c’est le + ! Et à découvrir en détail cet ensemble, on en trouve tout même beaucoup de +.

Présence, un système vraiment complet

Le vrai plus de ce système par rapport à tout ce qui peut se faire en haute-fidélité c’est d’abord qu’il a été pensé globalement et jusqu’au dernier câble avec en plus un véritable soucis esthétique d’adaptation à quelque intérieur que ce soit. L’expérience totale en toute sensualité, c’est ce qui se dégage de cette production haut de gamme absolument magnifique par son intégrité et son design moderne.

Le système se compose donc d’une paire d’enceintes frisant avec le haut rendement (93db) pour le model XL, d’un pré-ampli, d’un ampli en classe D de 150 watts en 4Ohm ou 300 watts en 8Ohms, d’un lecteur CD, du meuble à traitement anti-vibrations qui soutient les trois appareils, d’un écran plasma de 50 pouces full HD et de toute la connectique qui va avec. Le tout est livré dans un design avant tout étudié dans le but d’obtenir le meilleur son qui soit mais aussi avec un éventail de personnalisation à couper le souffle.

L’ensemble présenté ci-dessus et qui fut visible au dernier salon high end de Budapest était dans une finition cuir ivoire à la réalisation irréprochable mais certains modèles ont été dévoilé sur un forum avec des placages bois du plus bel effet. Ce magnifique ensemble est annoncé au tarif non excessif (pour du high end) d’environ 28 000€ selon les options choisies et les tailles de câbles nécessaires.

Les prix annoncés des appareils au détail sont les suivants :
Le lecteur CD est à 4680 €, l’amplificateur est à 4620 €, le pré-amplificateur est à 4260 €,les enceintes XL à 8260 € la paire, la TV Plasma est à 1060 €, le meuble support à traitement anti vibrations est à 920 € et la connectique complète aux environs de 2860 €. Un media player est prévu en option à 720 € et nous attendons des nouvelles quant à la sortie d’un DAC adapté au système Présence.

Le système complet en images pour un aperçu des détails de finitions :

Plus d’informations, notamment techniques :
Le site officiel BodorAudio+

Nouveau look… tournée de wallpapers hi-fi !

Dimanche 7 novembre 2010

Je travaille beaucoup mon graphisme en ce moment, période charnière pendant laquelle j’en profite pour affiner mon style, tester quelques mécaniques et autres techniques web, et trier mes banques d’images quêtant l’inspiration au détour de quelque photo glanée sur le web. C’est ainsi que j’ai eu l’envie profonde de relooker ou d’affiner le style de Hifi-Listening dont le lectorat croît tout autant en qualité qu’en quantité. Pour remercier ces fidèles lecteurs dont certains m’ont envoyé des messages fort sympathiques et encourageant je me devais de rendre un peu plus agréable le cadre de leur source d’information ou d’inspiration.

Ma passion naissante pour la HiFi me pousse à l’envisager maintenant aussi comme sujet graphique au-delà de la simple expérience sonore, transcendée par une vision onirique à touches d’une autre passion, les pin-ups classiques et le design moderne… Je me plais dans ce style rétro moderne cherchant à y déterminer des harmonies visuelles à coups de standards et autres grands classiques qui viennent s’y exposer comme dans mon cabinet numérique des curiosités.

Mes choix de compositions se font tout d’abord sur des objets que je trouve esthétiquement forts (j’ai commencé par les enceintes), sur la qualité des photos que je peux trouver via Google ou directement chez les constructeurs. Ensuite j’essaye de trouver les éléments d’une mise en scène cohérente ce qui passe par le choix des angles de vue des différentes photos, leur éclairage mais aussi le style global de la composition dans la quelle j’inscris ces éléments.
La Pin-up, touche finale glamour du visuel, est choisie en dernier et se doit de correspondre, dans l’esprit, aux objets mis en valeur dans leur nouvel univers virtuel. Bien évidemment cet ensemble est fort subjectif et correspond à des goûts très typés mais comme j’ai déjà eu quelques bons retours sur cette série de wallpapers HiFi (1680 x 1050 pixels), ceux de mes lecteurs qui seraient séduits pourront tous les télécharger gratuitement d’un seul coup en zip au bas de cette page. Vous pouvez aussi les charger indépendamment en cliquant sur chacune des vignettes ci-dessous.

Ce travail s’inscrit dans une démarche ludique et passionnée sans caractère lucratif, je vous demanderais donc d’envisager ces wallpapers comme un agrément visuel pour votre quotidien personnel et de ne pas les utiliser en dehors de cet usage. Merci.

Pour télécharger toute la série de wallpapers (10 images jpeg en 1680 x 1050 px – 72dpi RVB) en fichier zip (7 Mo), cliquez sur l’icône ci-dessous :

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