Haut rendement ?…mon choix(2)

Ca ressemble à une évocation d’une chaine de travail façon « les temps modernes », c’est étrange ! C’est quoi le haut rendement ?

Pour le comprendre il faut remonter à l’époque où les transistors n’existaient pas, ni la Haute-Fidélité en fait, et où les enceintes devaient avoir des rendements (capacité à produire un niveau acoustique) très élevé. Parmi les initiateurs de cette technique je remarque vite un certain Paul Klipsch de part une description de produit qui un jour fit tilt dans mon cerveau néophyte. C’était sur « mon site », EcranLounge.com et je découvrais l’enceinte « La Scala« .

Habitué à y voir des produits plutôt actuels d’aspect, la plus grande curiosité s’éveille en moi. Comment ?… du bois ? …presque brut, sans boomer et autres tweeters apparents, juste une sorte de meuble tout droit sorti de mes époques fétiches !

Je m’empresse donc de lire la description faite par notre responsable HiFi, Sébastien et dont le travail effectué chez nous suscite mon plus grand respect, et là je tombe amoureux de ce que l’on appelle dans le milieu pro, « ce produit ». Quelle horreur. Comment peut-on appeler ceci un produit.

Je lis : » Lancée en 1963, l’enceinte La Scala fut conçue par le pionnier de l’audio, Paul W. Klipsch, pour le discours du candidat Winthrop Rockefeller au poste de gouverneur de l’Arkansas… » Ca n’est définitivement plus à mes yeux un produit, mais bien une œuvre et quelle œuvre, puisqu’au service direct de la reproduction sonore fidèle et par extension, de la musique. Se la procurer revient à faire l’acquisition d’une partie du patrimoine historique américain, d’un savoir-faire comparable à celui de Chris Craft ou de Caroll Shelby, c’est un véritable Héritage culturel !

Et ça tombe fort bien puisque cette édition est une pièce maîtresse de la série Héritage de chez Klipsch, le fer de lance étant l’extraordinaire KlipschHorn dont on peut lire sur l’impressionnante couverture de la brochure « HiFi starts here ».

Après m’être un peu renseigné sur les tarifs je me dis très vite que ça n’est malheureusement pas pour moi et que de toute façon ma pièce est vraiment trop petite pour ces deux monstres. Néanmoins je lis aussi très attentivement les spécifications techniques qui me font halluciner par rapport à de grandes enceintes de chez Focal JM Lab ou Triangle et j’en reviens donc à mes interrogations sur ce fameux haut rendement dont Klipsch serait quasiment à l’initiative, du moins sur un plan commercial. Citons aussi Tannoy, JBL, GFK, B&W,… A l’époque donc où ces enceintes sortent, l’idée est de reproduire la sensation d’écoute d’un concert à domicile. Pour cela il fallait une capacité dynamique que seul des enceintes à pavillons pour les aigües et médiums et à gros boomer pour les basses pouvaient restituer. La puissance des électroniques à tubes faisait le reste.

Vous avez dit tubes ? Justement mon ensemble Cayin en a à tous les étages avec la sortie du lecteur de CD et les 2 x 30 Watts de l’ampli alimenté par quatre 6L6. Parfait, je flaire donc la bonne piste et continue ma quête en me disant qu’une petite descente en gamme se rapprocherait de mes capacités financières, je me prend donc à rêver fébrile devant mes récentes découvertes et arrive sur l’Heresy III !

Par rapport aux goût de mes associés ou des quelques personnes qui m’entourent au boulot, c’est un peu un « truc qui ne ressemble à rien ». Ca ne brille pas, loin des noirs piano qui sont une chianlie à garder propres, par ailleurs, ça n’est pas design (entendre formes non conventionnelles) et n’a rien de moderne (entendre look actuel). Ca pourrait donner envie à mes voisins de me prendre en pitié et de m’offrir une mini-chaîne MP3 et seul un cambrioleur en mal de bois de chauffe me l’embarquerait.
Elle présente une taille plutôt raisonnable, elle est donc très discrète, et ses spécifications sur le papier me font m’assoir pour bien relire ce que je viens d’imprimer !
Ca semble même quelque peu brutal. 99dB de rendement et 118dB en pic, pour une puissance de 100w en continu et 400 en crête, un vrai dragster. C’est comme un big block ford retouché par HEMI mais logé dans une caisse à savon. C’est une sorte de Cobra 427 de l’enceinte, j’adore !

Je crois que le coup de foudre pour la suite de mon installation vient de se produire. Son nom, Heresy, vient d’une belle petite histoire entre monsieur Klipsh et ses propres contradictions de créateur de principes acoustiques le modèle d’origine datant de 1957 et me convient à ravir.

Plus je suis les liens de possesseurs de cette « petite enceinte » plus je la découvre comme une « grande » et plus je suis impatient d’y passer un bon live des Who @ leeds ou ce fabuleux Atom Heart Mother des Pink Floyds. Un live de ce bon vieux Vinicius de Moraes serait même assez exceptionnel sur ce petit système qui s’annonce grandiose malgré le budget.

Comme cela se dit parfois, to be continued…

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