Finitions, remise en question,… mon choix(3)

Il y a maintenant quelques mois, je m’étais lancé dans cette quête de la petite installation HiFi abordable, genre de premier placement ludique inicié par mon nouveau statut de parent. Passionné de musique mais aussi de belles choses parfois empruntes d’une certaine nostalgie, j’envisageais par le biais de l’acquisition d’une belle installation une occasion superbe de transmettre toute la musique qui allait y passer tous les jours. L’image du son, en quelque sorte, était le leitmotiv de toute ma démarche.
Ma découverte du haut rendement relative à celle de sa compatibilité avec les tubes m’avaient amené à envisager l’acquisition d’une magnifique installation, pérenne et à un tarif défiant toute concurrence.

Cet article aurait pu porter un autre titre :

Cayin VS Luxman, entre passion et raison, budget et envie…

Je découvrais l’histoire de Paul Klipsch et de ses fabuleuses enceintes nées avec le rock’n roll, dont certaines s’avèrent ré-éditées dans la série Heritage. La plus petite, la mythique HERESY III que j’ai faite mienne depuis est déjà en soi une anecdote de l’histoire de la HiFi.

Je suis tombé amoureux de son style, de son histoire, de ses spécifications et de son originalité. C’est mon premier choix indéfectible dans ce parcours initiatique. Je les ai commandées en finition walnut (noyer) et en ai faites la base esthétique du reste de l’installation.

Car pour moi, une installation ça n’est pas qu’un système technique, c’est aussi un contexte d’écoute. Avez-vous déjà remarqué que les gens qui font une écoute commencent toujours par regarder les appareils pourtant peu locaces qui propagent le son de l’œuvre attendue ?
Sentir vibrer ce bois qui encadre avec souplesse la puissance brute de l’HERESY, cela a forcément quelque chose de magique. A ce jour je les attends encore et j’en trépigne.

Je découvrais aussi à ce moment et à grand renfort aidant de passages presse, la série SP de chez CAYIN. Elle semblait emballer la plupart des visiteurs du dernier CES de Las Vegas ou du High End de Munich.

Prix abordable aidant et avec une bonne presse, quelques articles tentant et de magnifiques photos plutôt alléchantes, j’en tombe raide dingue. Ce fut l’ensemble qui me fit basculer dans le besoin de m’investir dans cette nouvelle passion, le déclencheur. Ce fut le moment où je me suis dit : « c’est peut-être finalement accessible, possible… »  Je commande l’ensemble SP-CD 300 et Ampli SP-10A, et s’en suivirent deux mois de tractations sur la traduction de la finition (walnut, mahogany, black piano lacquer), sa disponibilité, et la découverte de modèles livrés n’apparaissant sur aucun catalogue et relativement exotiques de part leur finitions justement !
La difficulté d’obtenir de vraies informations fiables sur ces produits et les finitions proposées malgré leur prix tout de même conséquent pour un audiophile des plus amateurs m’a pas mal déçu et j’avoue m’être senti desapointé.

L’ensemble de ce trip se base sur un pur rapport à l’esthétique de l’objet sonore et voilà qu’aucun autre produit à ma connaissance dans la production actuelle reconnue ne pouvait offrir ce condensé de style et de technologie. Cet ensemble de choses parfois subjectives qui font que ces appareils mis ensemble dégagent une certaine magie qui amplifie l’émotion d’une belle écoute.

Comment pourrais-je trouver une équivalence abordable en terme de qualité, de style et de budget ?

Mon sang ne fit qu’un tour. Qu’à cela ne tienne, je désire quelque chose de pérenne et d’apprécié au plus haut point par un ensemble d’amateurs aux avis fiables,  je me « contente » donc de l’ampli de mes rêves et verrais plus tard pour une source qui en soit digne, je fonce chez Luxman!

Pour un prix à peu près équivalent à celui de l’ensemble Cayin, je commande le fabuleux ampli à tubes SQ-38u annoncé comme le grand descendant de la lignée 38, un mythe sur lequel je reviendrais en détail plus tard !

Le frisson m’envahit, je ne me serais pas attendu à tomber dans le Lux aussi rapidement. D’un autre côté mon projet doit aussi intégrer une platine vinyle et le Cayin ne possédait pas d’entrée phono. Il aurait donc fallu trouver des compléments, les intégrer… Le Luxman devient un choix des plus raisonnable. D’autant que d’après tout ce que j’en ai lu, dont l’article passionné de 6moons, la partie phono à tubes est réellement à couper le souffle.

Pour la suite il vient comme une évidence que le lecteur CD D-38u en est le compagnon idéal mais me voilà alors parti vers les sommets de l’écoute dont j’ai toujours rêvé. C’est un peu comme si j’avais pu mettre mes propres clefs de voiture dans le contact d’une charger RT de 1969!

Le prochain choix à faire en fonction de cet ensemble sera celui de la platine vinyle.

Là aussi guidé par des contraintes incompatibles que sont le style, l’efficacité, la pérennité, le prix, la qualité, j’ai déjà entrevu une élue de mon cœur. La Pro-ject 1 Xpression III Classic en finition acajou. Une véritable platine audiophile de belle facture autrichienne à l’esthétique sobre et classique et parfaitement équilibrée, qui pourrait parfaire mon projet avec l’élégance dynamique et ronde du 33 tours qui se met à y tourner.

…quelle ponctuation !

En attendant, quelques images :

…to be continued.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>