Haut rendement, tubes et vinyle, c’est parti !

Cette fois on y est. L’ensemble du matériel est enfin arrivé et me voici à l’aube d’une nouvelle ère pour mes oreilles et celles de ma petite famille. Sébastien le responsable de notre boutique d’Antilles m’envoie un petit mail pour me prévenir de la réception de la platine vinyle et des enceintes. Ma belle sœur me prête son increvable twingo et me voilà parti le palpitant à bloc.

Je passe donc au Showroom EcranLounge et découvre fébrile le carton de cette magnifique platine vinyle, la Pro-ject 1 Xpression III Classic. Ce choix est induit, comme pour le reste, par deux critères essentiels le style et le rapport qualité/prix. Aucun site audiophile à ma connaissance n’en parle, en revanche j’ai lu d’excellentes critique sur leur entrée de gamme qui est la Début III. Je me suis donc dit qu’une montée en gamme ne nuirait de toute évidence pas à la qualité du produit. Le déballage du colis commence. Un peu moins impressionnant que celui de chez Luxman, ce colisage est tout de même très soigné. La platine est livrée avec ses câbles, la cellule Ortofon 2M Red est montée, le plateau en aluminium poli de 1,6kg est à mettre en place ainsi que le couvercle cristal très sobre et les deux petits contrepoids du bras. Tous les ustensiles utiles au montage et aux réglages sont fournis. Pour finir, le socle en acajou est superbement vernis et l’ensemble est d’une qualité assez époustouflante pour une platine de ce prix.

Et puis j’entrevois dans notre petite salle de réunion deux cartons plutôt conséquents logotypés PWK. Elles sont là. Ce sont les enceintes à l’origine de ma décision de me lancer dans cette aventure, les Klipsch Heresy III.
Malgré les prises de mesures dans notre petit salon je ne m’attendais pas à des pièces de ce volume. Je saute sur le premier carton, défais le scotch, ouvre le colis, retire le premier bloc de polystyrène… Sous le film protecteur je découvre une enveloppe noire mat avec le logo Klipsch embossé. C’est un certificat d’authenticité de cette fameuse série Héritage, partie mythique de la production de chez Klipsch.

En effet, elles sont uniquement produites à la demandes avec des matériaux 100% américains et montées par de vieux briscards de l’épopée Klipsch. Pour l’anecdote, le commercial de la marque avec qui nous sommes en contact se demandait bien ce que ces « caisses en bois » pouvaient encore avoir d’attirant.
Et bien ça, je l’ai ressenti dès l’extraction du carton. J’étais devant quelque chose qui peut plus ou moins faire penser à un vieil ampli à lampes de guitare. Une finition en noyer absolument superbe, une grille de protection des plus costaudes ornées d’un petit logo métal cuivre et noir dans l’un des coins supérieurs. On dirait un bon vieux Marshall des débuts du Rock’n Roll. On n’en attend d’ailleurs pas moins d’une enceinte conçue en 1956. La même année que le Lounge Chair de Eames !
Elles ont une classe folle, une identité pure et unique, loin de toute la production d’enceintes actuelles qui finalement se ressemblent beaucoup et avec des rendements nécessitant des électron,iques à très forte puissance, donc très chers.

Cela vient maintenant comme une évidence, elles seront les meilleures amies de l’ensemble Luxman à tubes et je n’ai qu’une hâte, installer tout ça et mettre une belle galette.

Fin de journée, le choix des câbles fait, me voilà reparti direction la maison la twingo chargée à bloc. Cette fois j’y suis, je n’ai plus qu’à monter le tout. L’espace est dégagé, les cartons s’accumulent dans le salon, pour faire court c’est un peu le bordel ;-)
Première pièce, le lecteur CD D-38u. Je le dépose délicatement puis j’insère les piles dans cette télécommande d’un autre monde en aluminium taillé dans la masse. Un petit tournevis est fourni pour cette opération.
Je déballe ensuite l’ampli SQ-38u et le pose à côté du lecteur CD, à quelques centimètres. Quel couple! Sans être matérialiste je me laisse volontiers séduire par les objets qui ont une âme et savent montrer avec élégance leur fonction. A ce stade du montage je suis déjà comblé! C’est un peu comme si j’accrochais une toile de Soulage au mur ou comme si je caressais les ailes d’une Jaguar type E. Cet ensemble Luxman dégage une sensualité que j’attend dans les écoutes à venir.

Car même si ça peut faire bondir un audiophile, cette acquisition s’est faite totalement au feeling, sans écoutes préalables ni essais, juste convaincu par de longues lectures de gens de confiance et par une accumulation empirique de connaissances en acoustique, voir en psycho-acoustique. Merci donc aux rédacteurs de 6moons.com, aux articles de Jean Hiraga, aux clients audiophiles bavards du Showroom d’Antilles d’EcranLounge et à son hôte Sébastien, à Jeff de HCFR et aussi à David Blecher qui sait convaincre qu’un système c’est avant tout SON système, celui que l’on a choisi et quelqu’en soient les raisons.

Je passe à la mise en place des enceintes. De part et d’autre du salon, je les raccorde à l’ampli avec des Real Cable Haute Définition cuivre 0,5m de 3 mètres. Je sais, ça fait long mais je ne suis pas dans une salle d’écoute mais dans une pièce à vivre de 14m2 livrée aux assauts conséquents de nos jumeaux de 21 mois maintenant. Je prend donc des précautions afin que notre installation ait quelques chances de perdurer. Les voilà donc en place comme deux blocs inaltérables sur lesquels on peu même s’assoir. Ces Klipsch Heresy III de 20 Kgs n’ont pas peur de mes bouts de choux. Je n’aurais pu en dire autant d’une paire de B&W laquées, fines avec de beaux tweeter apparents. Les Heresy sont parfaites pour le contexte et j’en ai le pressentiment, pour nos oreilles aussi.

Enfin, la pièce finale, la source analogique, la platine vinyle Pro-ject. Je la dépose sur la table, libère comme indiqué le socle du moteur de ses deux visses de transport. J’installe la courroie puis dépose le superbe plateau. Phase délicate pour un néophyte, je passe à l’équilibrage du bras.. La cellule Ortofon 2M Red déjà montée pèse 7g, je dispose donc le contrepoids à l’arrière du bras et tenant compte des indications puis le contrepoids de balancement son fil de nylon calé sur la rayure correspondante. Un bristol imprimé qui s’insère sur le rond central permet enfin de vérifier le bon positionnement de la cellule. Tout est parfait, je met le capot de protection et je la dépose enfin sur le lecteur CD afin gagner un peu de place. Comme ils ne fonctionneront jamais ensemble pas de soucis quant à de possibles interférences électriques. Il me reste à la raccorder à l’ampli via le câble, de bonne qualité, fourni avec l’ensemble.
Dernière connexion, celle du lecteur CD à l’ampli avec des Real Cable CA1801 plaqués or à embouts dévissables.

Pour assurer un minimum de stabilité et de sécurité électrique, je branche le tout sur un ensemble filtre et parafoudre que je branche puis allume à son tour. En effet nous sommes locataires d’un appartement à l’installation électrique vétuste et peu fiable. Ca y est tout est prêt, il ne me reste qu’à mettre en marche et choisir un disque pour cette première écoute qui s’avère très émouvante…

Ce choix est très vite fait finalement. A tout seigneur tout honneur, je commence par ce j’ai attendu si longtemps, un bon vinyle. La fête des pères est passée depuis peu et ma femme m’a fait un cadeau sublime, la BO de Casino Royale par Burt Bacharach, vinyle 200g commandé chez un disquaire en ligne fort sympathique, AudioAnalogue. C’est parti !

Je me devais aussi de conclure cet article par l’expression de mes plus chaleureux remerciements à David San de Sound Arts Network et sans qui ce rêve de très longue date n’aurait jamais été possible !
Un très très grand merci donc, car grâce à lui je suis absolument comblé.

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