Dave PIKE, Jazz For The Jet Set

En bon apprenti audiophile que je suis et accoutumé au son approximatif de ma vieille chaine, je tombe toujours sur le cul quand je me passe un disque fraîchement arrivé. J’en ressens une profonde émotion et pense à la superbe chanson de Philippe Katerine « Ma vieille chaine », ritournelle mélancolique traitant de sa formation individuelle à l’écoute avec beaucoup de poésie. Je viens donc de recevoir de chez Cosmic Groove une commande que j’avais mûrie depuis quelques temps. Dave Pïke – Jazz For The Jet Set (Atlantic Records 1966).

Easy hifi-listening…

Je m’aventure dans ce jeu de mot car il décrit parfaitement mon ressentiment à cette écoute. Soucieux de découvrir l’artiste et cloué derrière mon ordinateur, seul le net me procure ce lien à la découverte. Je trouve donc des mp3 de cet album qui éveilla ma curiosité autant par les promesses graphiques de sa pochette que par la source de cette découverte. Je charge ça sur l’ipod et les morceaux qui s’enchaînent animent gentiment les repas de mes enfants le soir. J’apprécie.

Je me renseigne donc plus avant et apprend plus sur le bonhomme. David Samuel Pike, né en 1938 à Détroit apprend la batterie à huit ans puis passe en autodidacte au vibraphone. Il est l’un des premiers à avoir amplifié ses instruments et à explorer de nouvelles pistes plus texturées dans les univers du Latin Jazz. Ses collaborations les plus connues sont avec le flutiste Herbie Mann, qui a produit Jazz for the Jet Set, et auquel participe aussi Herbie Hancock. Tout ceci me parle et semble ressortir de ce mp3 que j’écoute, mais comme me le disait ma femme (cf. Colombo) : « ça fait musique d’ascenseur ». Certes, ça peut s’entendre autant que s’écouter, mais l’effet mp3 joue en sa défaveur et j’ai hâte de vérifier sur pièce. Le résultat sera sans aucun doute sans appel…

De l’intérêt du vinyle !

Le disque arrive donc ce samedi matin, et ce qui m’avait tout d’abord attiré, soit la pochette, est scellée sous film et se révèle superbe. Du pur Space Age revêtant du Cardin plutôt expérimental dans des couleurs très vives rendues émouvantes de part la qualité photographique de la vue. Ce pressage américain de Atlantic Records est très engageant. Je fais chauffer, je dépose le disque, je suis au quart, à peine, du volume. Je dois m’asseoir !

Ça commence par une ambiance sonore très Blue Note et je me rapproche un peu de Lou Donaldson. Mais là, il y a du monde, on est moins dans un caractère intime bien que plutôt feutré. Toute la complexité des éléments sonores du Latin Jazz passent en revue et un véritable spectre holographique se dégage des Heresy III. C’est d’une richesse imperceptible sur les mp3 chargés par curiosité, mais d’une évidence à l’écoute de ce disque.

Je me jette sur le casque pour envisager la chose plus en détail. Certains papiers dans la presse audiophile parlaient du Denon AH-A100 comme d’un casque un peu fort ou peu subtil sur les basses. C’était le moment de commencer à me faire un avis. Le genre semble idéal pour cette tâche et l’enregistrement est d’une qualité magnifique, fort bien arrangé. Le casque va chercher beaucoup d’informations et les restitue avec une belle précision. C’est très aéré et jamais lourd même en considérant l’âge de l’enregistrement. Le son me semble donc très authentique et surtout ample. Un vrai bonheur pour commencer la semaine !

2 réflexions au sujet de « Dave PIKE, Jazz For The Jet Set »

    1. Mephisto Auteur de l’article

      …et contenu très largement à la hauteur !

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