L’auteur

Cet espace étant un réceptacle d’idées subjectives et personnelles, il me parait de bon ton de m’y présenter. Je suis Laurent MENUET, aussi connu sous le sobriquet de Mephisto ma signature de graffeur il y a quelques années de cela devenue ma griffe de directeur artistique depuis 1994.

J’aurais aimé devenir peintre, partir sur les traces de Salavador Dali ou de JM Basquiat, mais je suis tombé très vite sur les premiers Macs, sur des profs de cinéma « autres », d’anciens locataires de la factory et des égarés de Palo-Alto. Au fil de l’eau, je suis devenu Directeur Artistique puis Web-Designer.

Peu après mon arrivée dans le sud de la France je suis devenu l’un des 4 fondateurs associés du site de vente en ligne d’appareils audiovisuels EcranLounge.com. Je contribue à ce site comme je pourrais contribuer à un autre, par amitié et loyauté plus que par passion, par envie de faire de belles choses dans un domaine où ça n’est pas une évidence. Avec le temps et sentant une mauvaise évolution de ce marché je tannais mes associés pour nous lancer dans la Haute-Fidélité alors que je n’en savais finalement pas grand chose, peut-être juste par instinct, une sorte de feeling.

Avec un background très musical et un goût prononcé pour le design des années de charme 50-60, ancien restaurateur de Vespas et amateur de vieilles américaines vrombissantes, les appareils à tubes, les métaux scintillants et le bois m’ont toujours attirés comme autant d’aimants alors que les écrans plats et cette cohorte de non-objets pseudo technologiques et jetables destinés à souiller les rivières du Bangladesh n’ont jamais été ma tasse de thé.

Alors, en éternel curieux, hard-digger de ma petite bande, je gratte, je fouille, je fouine, je suis des pistes en Jean Rouch d’un modernisme pop. Je découvre des marques mythiques, des histoires toutes aussi étonnantes que les personnages qui les ont vécues, j’ai des échanges passionnés sur mes vieux disques autour de la platine vinyle de notre showroom d’Antibes avec quelque commercial quinquagénaire qui revit la fougue de ses vingts ans devant une pochette des Who. Je glisse aussi vers un certain ésotérisme, me dit-on, lorsque j’évoque Leben ou Sota et je tombe dénu lorsque mes jumeaux de 18 mois font des bonds devant la chaîne qui joue « Dingue » d’Emmanuelle Seigner, bref, cette passion qui s’affirme me chatouille comme un amoureux transi. Je revis.

Et puis il y a cette idée de restituer au plus juste une émotion, un son, une œuvre ou une harmonie. Il y a quelque chose dans la Haute-Fidélité qui me fait toucher du doigt une quête de vérité liée d’autant plus au plaisir si elle est musicale. Il y a quelque chose de noble dans la Haute-Fidélité, quelque chose de vrai et d’immuable, quelque chose de durable qui vient s’ancrer au plus profond de chacun.

Je suis né lorsque l’homme a posé son pied sur la Lune, la musique m’y emmène à chaque fois, fly me to the moon…